Brexit: Trudeau se veut rassurant

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De passage à Québec vendredi, Justin Trudeau a dit respecter la décision des Britanniques d'avoir choisi de quitter l'Union européenne.

La Presse Canadienne, Francis Vachon

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(Québec) La décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne accentue l'incertitude économique mondiale, mais elle doit être respectée, a expliqué le premier ministre Justin Trudeau lors d'une allocution à Québec, vendredi.

«L'économie canadienne est forte, diversifiée, résiliente», a soutenu Justin Trudeau devant le Musée national des beaux-arts du Québec, vendredi midi, tentant de dissiper les craintes liées au vote britannique avant d'entamer son allocution sur le nouveau pavillon Lassonde. «Le système financier canadien demeure solide et stable», a-t-il ajouté, disant s'être entretenu avec son ministre des finances Bill Morneau plus tôt dans la journée.

La décision du premier ministre de répéter son discours à ce sujet en anglais, à deux pas des plaines d'Abraham un jour de fête nationale du Québec, lui a d'ailleurs valu des huées copieuses de plusieurs spectateurs. 

«Nous respectons le choix du peuple britannique et nous resterons un partenaire solide du Royaume-Uni», a tenté de rassurer Justin Trudeau à propos du référendum, soulignant l'histoire commune de l'Union avec le Canada. «Les Canadiens peuvent être assurés que nous surveillons la situation de près, et que nous travaillerons avec nos partenaires du monde entier pour maintenir la stabilité et créer de la croissance économique.»

Ratifier l'accord de libre-échange avec l'Union européenne demeure une priorité du gouvernement fédéral, malgré le départ britannique, a pour sa part ajouté le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos. «C'est extrêmement important. L'économie canadienne dépend en bonne partie de son commerce extérieur, en particulier du commerce avec les partenaires européens», a expliqué l'économiste de formation, rencontré au Pow wow de Wendake. 

Également à Québec pour l'évènement, la chef intérimaire du Parti conservateur du Canada, Rona Ambrose, a qualifié le premier ministre britannique David Cameron, qui a annoncé qu'il quitterait ses fonctions en octobre, de «dirigeant courageux et réfléchi qui n'avait pas peur de se battre pour ce en quoi il croyait, tout en étant suffisamment fort pour accepter avec grâce la volonté démocratique des gens qu'il dirige».

Mme Ambrose a également appelé le gouvernement à ratifier rapidement l'accord de libre-échange entre le Canada et l'UE pour s'assurer que cette entente ne soit pas victime «d'une période d'incertitude en Europe».

Retombées difficiles à évaluer

De son côté, en point de presse, le premier ministre québécois Philippe Couillard a qualifié le résultat du référendum «d'évènement géopolitique d'ampleur historique» dont on peut difficilement évaluer pour l'instant les retombées sur le plan économique, notamment sur le projet d'accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne (UE). «Il faut laisser le temps passer» avant de savoir, selon lui.

M. Couillard a dit qu'il était «dommage» de constater que M.Trudeau s'était fait huer parce qu'il s'était exprimé en anglais. «Il faut rappeler à tout le monde qu'on doit être ouvert et tolérant», a-t-il commenté. Avec La Presse Canadienne

Différentes interprétations

Les aspirants chefs du Parti Québécois, Jean-François Lisée et Alexandre Cloutier, se sont réjouis sur les réseaux sociaux, vendredi matin, suivant le vote britannique, de la reconnaissance internationale de la légitimité du 51,9 % de majorité. Questionné à savoir si un parallèle pouvait être dressé entre la situation au Royaume-Uni et le mouvement souverainiste québécois, le député conservateur de Louis-Saint-Laurent, Gérard Deltell, s'est montré particulièrement cinglant, vendredi. «Si les souverainistes se font des fantasmes avec ça, eh bien, tant mieux pour eux autres. Ils sont vraiment dans un monde imaginaire et ça fait longtemps qu'on le sait», a-t-il lancé, sourire en coin, accompagné de la chef intérimaire Rona Ambrose, après son allocution au Pow wow international de Wendake. «C'est un enjeu qui était complètement différent [dans le vote de jeudi]. Ça concerne uniquement les Européens et les Anglais au premier degré. Ça n'a strictement aucun rapport avec ce qui se passe au Québec.»

Quelques heures plus tôt, Alexandre Cloutier écrivait sur sa page Facebook que le vote britannique était «une nouvelle démonstration que la règle démocratique du 50 % + 1 est la seule applicable en droit international». À ce sujet, les ministres libéraux fédéraux Jean-Yves Duclos et Mélanie Joly ont été plus tempérés, se contentant de souligner que la situation britannique concernait des ensembles de pays indépendants depuis longtemps. «Moi je suis confiante que nous sommes dans un pays où il y a présentement une belle unité nationale et où les Québécois se sentent représentés par notre gouvernement», a ajouté la ministre du Patrimoine, soulignant les valeurs progressistes de l'équipe du premier ministre Justin Trudeau. Guillaume Piedboeuf

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