L'idée d'un référendum anti-statu quo fait du chemin, dit Marceau

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Nicolas Marceau, député de Rousseau et ancien ministre des Finances sous Pauline Marois

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(Québec) Le péquiste Nicolas Marceau croit que sa proposition de référendum anti-statu quo peut percoler et finir par se retrouver dans le programme du Parti québécois (PQ). Malgré les critiques entendues, elle susciterait de plus en plus d'intérêt dans les rangs de son parti.

«Il y a beaucoup d'avenir pour cette proposition. On n'en est qu'au début», affirme l'ex-ministre des Finances du gouvernement Marois en entrevue avec Le Soleil.

Nicolas Marceau est demeuré loin des projecteurs médiatiques depuis qu'il a présenté, fin mai, son idée voulant que le Parti québécois s'engage à tenir un référendum lors duquel les Québécois auraient à choisir entre l'indépendance et une offre de fédéralisme renouvelé - ou de statu quo si aucune proposition fédéraliste n'était formulée. Il était accompagné de deux de ses collègues, Alain Therrien et Mireille Jean.

Sa proposition a le soutien d'«un nombre significatif» de ses collègues députés du Parti québécois, affirme aujourd'hui le député de Rousseau. Il ne les nommera pas, et ceux-ci ne se prononceront pas publiquement d'ici la fin de la course, puisque tous, ou presque, se sont rangés derrière les candidatures d'Alexandre Cloutier ou de Véronique Hivon, explique-t-il.

Nicolas Marceau entend faire cheminer sa proposition à travers les différentes instances du Parti québécois afin qu'elle puisse être soumise aux délégués du prochain grand congrès péquiste, qui se déroulera en septembre 2017.

Elle est à l'évidence incompatible avec la proposition de Jean-François Lisée, qui refuse tout référendum dans le prochain mandat si le PQ était élu aux élections de 2018. Mais elle ne l'est pas avec ce qu'ont dit jusqu'ici les candidats Alexandre Cloutier, Véronique Hivon et Martine Ouellet, croit M. Marceau.

Le fardeau de la preuve

Le «mandat anti-statu quo» qu'il préconise stipulerait qu'un gouvernement du Parti québécois tiendrait, trois ans après les élections, une consultation lors de laquelle les Québécois devraient choisir entre l'indépendance et une nouvelle offre constitutionnelle du Canada. Le choix de la première option enclencherait le processus de séparation. Si la seconde l'emportait, le gouvernement péquiste devrait reconnaître la «légitimité» d'un Canada réformé. Si aucune proposition ne venait du reste du Canada, le choix se ferait entre l'indépendance et le statu quo.

Une telle démarche ferait en sorte que le fardeau de la preuve serait aussi sur les épaules des fédéralistes, fait valoir Nicolas Marceau.

Neutre

Le député a décidé qu'il n'accordera son soutien à aucun des candidats à la succession de Pierre Karl Péladeau. Il demeurera officiellement neutre jusqu'au 7 octobre. Son collègue de la circonscription de Sanguinet, Alain Therrien, le restera également.

Lui aussi entend travailler à faire cheminer cette proposition jusqu'au congrès de 2017. M. Therrien se dit convaincu qu'elle ralliera de plus en plus de personnes, des indépendantistes et des nationalistes.

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