Le départ de PKP a «donné un coup» à Drainville

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Bernard Drainville

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La Presse Canadienne
Longueuil

Abattu par le départ de Pierre Karl Péladeau et «à risque» de ne plus avoir envie de faire de la politique, le député et ex-ministre péquiste Bernard Drainville a confirmé mardi matin qu'il quittera son poste pour se réorienter vers une carrière d'animateur de radio.

«Ce n'était pas quelque chose que j'avais prévu. En tout cas, pas à court terme. Mais là, il y a un alignement de planètes et j'en viens à la conclusion que c'est là que je peux être le plus utile pour la suite des choses», a-t-il déclaré dans un centre communautaire situé dans sa circonscription de Marie-Victorin.

L'offre du groupe Cogeco l'a convaincu de faire le saut, parce qu'il craignait de ne plus pouvoir remplir ses fonctions «à 100, à 200 ou à 300 %» comme il dit l'avoir toujours fait. M. Drainville a martelé que ses convictions étaient intactes et qu'il ferait valoir ses idées sur cette nouvelle tribune.

Âgé de 53 ans, il n'a d'ailleurs pas complètement fermé la porte à un retour en politique si l'occasion se présente, en compagnie d'un chef avec qui il développerait une complicité semblable à celle qu'il avait avec M. Péladeau. «Je quitte la politique, ce n'est pas pour y retourner. Maintenant, si vous me demandiez : est-ce que vous écartez toute possibilité pour le reste de vos jours de faire de la politique? Je vous dirai : non», a-t-il expliqué.

Son bilan

Au moment de tracer son bilan, Bernard Drainville s'est dit fier de toutes les réformes démocratiques qu'il a pu mettre en place lors du court passage au pouvoir du Parti québécois, entre 2012 et 2014. Il n'a montré aucun signe de regret quant au projet de loi controversé sur la laïcité qu'il avait défendu bec et ongles à l'époque.

«Oui, la laïcité procède d'une conception exigeante du service public. Je ne m'en excuserai pas. J'ai une conception élevée du service public», a-t-il lancé.

Bernard Drainville avait été élu pour la première fois député de Marie-Victorin en 2007, après avoir été journaliste à Radio-Canada. Il avait été réélu successivement en 2008, 2012, et 2014.

Il avait également plaidé pour l'abolition des indemnités de départ pour les députés démissionnaires, ce qui a été fait par le gouvernement libéral de Philippe Couillard à la fin de l'année dernière. «Je suis très heureux de vous confirmer que je n'ai pas droit à une allocation de départ», a-t-il déclaré.

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