Couillard défend Daoust avec prudence

Pour une deuxième journée consécutive, le chef intérimaire... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Pour une deuxième journée consécutive, le chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault (photo), a brandi des procès-verbaux du conseil d'administration d'Investissement Québec démontrant, selon lui, que Jacques Daoust a été informé de la vente des actions de RONA.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Philippe Couillard devient extrêmement prudent lorsqu'il se porte à la défense du ministre Jacques Daoust, accusé par l'opposition péquiste d'avoir tout su, et en temps réel, de la vente par Investissement Québec de ses actions du quincailler RONA.

Pour une deuxième journée d'affilée, mais avec plus d'insistance encore, le premier ministre en a appelé au règlement de l'Assemblée nationale pour affirmer que les parlementaires doivent croire ce que dit l'un d'eux au Salon bleu.

«Notre collègue [Jacques Daoust] s'est exprimé à plusieurs reprises sur le fait qu'il n'avait pas été consulté sur cette vente d'actions. Et je crois qu'on doit prendre la parole d'un membre de l'Assemblée nationale dans cette Assemblée», a fait valoir M. Couillard.

Pour lui, seule, désormais, une commission parlementaire devant laquelle toutes les personnes liées au dossier seront entendues permettra de «faire la lumière» et «la part des choses» sur cet épisode.

Pour une deuxième journée consécutive, le chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, a brandi des procès-verbaux du conseil d'administration d'Investissement Québec démontrant, selon lui, que l'actuel ministre des Transports - ministre de l'Économie au moment de faits - a été informé de la vente des actions de RONA. Et qu'il l'aurait même autorisée.

Cherchant à enfoncer le clou, M. Gaudreault a dit constater que «le premier ministre a refusé de dire si le ministre des Transports l'avait informé de sa rencontre avec le conseil d'administration d'Investissement Québec», rencontre tenue «le jour même où celui-ci adoptait une résolution autorisant la vente de toutes ses actions dans RONA». Et sous réserve d'une «consultation préalable auprès du ministre» responsable.

Cette fameuse rencontre s'est déroulée le 17 novembre 2014.

«Gagner du temps»

Jacques Daoust a déclaré avoir «effectivement participé à la réunion du 17 novembre», mais pas aux discussions au sujet de RONA. Il était là, a-t-il expliqué, pour parler de ses attentes à l'égard d'Investissement Québec.

Il répète qu'il n'a jamais été informé de la volonté du conseil d'administration de liquider sa participation dans RONA, non plus qu'on n'aurait jamais requis son autorisation, contrairement à ce qu'indiquent les procès-verbaux.

L'opposition péquiste se dit d'accord avec la tenue d'une commission parlementaire mais, «dans le fond», estime Sylvain Gaudreault, le premier ministre ne cherche qu'à «gagner du temps» grâce à elle.

Le péquiste soutient que «toutes les personnes qui viendraient à la commission parlementaire vont dire la même chose, qui est déjà confirmée dans les procès-verbaux».

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