Contributions politiques illégales: «Rien n'obligeait à rembourser», dit Couillard

La ministre responsable du dossier, Rita De Santis,... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

La ministre responsable du dossier, Rita De Santis, a soutenu que le Parti libéral n'a pas l'obligation légale de se soumettre à la requête du DGE.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Après un refus, le Parti libéral du Québec (PLQ) a consenti «dans un geste exceptionnel» à rembourser 3500 $ récoltés illégalement en 2009, a indiqué le premier ministre Philippe Couillard.

De passage devant les parlementaires, mardi, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), Pierre Reid, a révélé que le PLQ a été le seul parti l'an dernier à refuser de remettre des sommes en raison du délai de prescription. Le premier ministre a demandé à ce que l'argent soit remboursé après l'audition du DGEQ. 

«On a voulu poser un geste exceptionnel parce que, techniquement et légalement, rien n'obligeait le parti à rembourser ces sommes qui étaient au-delà du délai de prescription. Il y a des lois dans une société et il faut fonctionner selon ces lois.»

En chambre, la Coalition avenir Québec (CAQ) a soutenu que le premier ministre s'est senti obligé de retourner les dons simplement parce que le PLQ s'est «fait prendre la main dans le sac». «Que fera-t-il lorsque les sommes réclamées seront plus importantes?» a demandé le député caquiste Benoît Charette. Il déplore que les libéraux refusent d'octroyer au DGEQ une période au cours de laquelle il pourrait réclamer le remboursement de toute somme, y compris celles déjà prescrites. Le chef caquiste François Legault y voit la démonstration que le PLQ entend mener «la prochaine campagne électorale avec de l'argent sale». 

De Santis d'accord

La ministre responsable de la réforme des Institutions démocratiques, Rita de Santis, a mis l'accent sur son projet de loi 101. S'il est adopté, il permettrait au DGEQ de réclamer tout don illégal, malgré le délai de prescription, jusqu'à trois ans après avoir pris connaissance des faits. 

Selon elle, la directrice générale du PLQ, Marie-Ève Ringuette, a fait «comme n'importe qui dans l'organisation» lorsqu'elle a reçu la lettre du DGEQ concernant des dons illégaux en 2009. «Elle a dit : "Je n'ai pas l'obligation de payer, pourquoi je paierais?, a déclaré la ministre. [...] Ce n'est pas à moi de déterminer c'est quoi l'obligation morale ou pas. Mais il n'y avait aucune obligation légale.» 

Le député caquiste Charette a soulevé l'ire des députés gouvernementaux en reprenant des propos de l'ex-caquiste et aujourd'hui ministre de l'Économie, Dominique Anglade, selon lesquels il «y a comme une odeur de corruption au PLQ». 

Le premier ministre a invité la CAQ à «s'élever un peu au-dessus des marécages».

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer