François Blais regrette ses propos sur l'«ignorance» des profs

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité... (Photo Robert Skinner, archives La Presse)

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Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, a précisé n'avoir jamais traité ses anciens collègues d'«ignorants». Il existe une distinction entre être «ignorant» et «faire preuve d'ignorance», a-t-il indiqué.

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(Québec) Le ministre François Blais fait amende honorable. Il regrette avoir déclaré mardi qu'il y avait «un petit peu d'ignorance» chez les professeurs et les chargés de cours universitaires qui l'avaient interpellé la veille relativement au projet de loi sur l'aide sociale. Il n'a pas voulu être méprisant, dit-il.

C'est ce qu'il a confié au Soleil, jeudi, alors que ses propos venaient de lui être remis sous le nez par des opposants au projet de loi 70. Cette fois, il a préféré parler d'«une mauvaise compréhension du projet de loi».

Il a précisé n'avoir jamais traité ses anciens collègues d'«ignorants». Il existe une distinction entre être «ignorant» et «faire preuve d'ignorance», a-t-il indiqué. «Moi aussi, je fais preuve d'ignorance sur bien des sujets, parfois», a-t-il ajouté.

Quelques minutes avant que Le Soleil s'entretienne avec le ministre François Blais, Serge Petitclerc, du Collectif pour un Québec sans pauvreté, avait pris appui sur sa petite phrase de mardi. Lors d'une conférence de presse organisée au parlement, M. Petitclerc s'en était pris au ministre pour mieux s'en prendre à son projet de loi.

«Selon le dictionnaire Larousse, un ignorant, c'est une personne qui n'est pas au courant de quelque chose, qui n'a pas la connaissance d'une chose déterminée, s'est-il indigné. Si on se fie aux affirmations de M. Blais, les opposants et les opposantes au projet de loi 70 sont ignorants ou, du moins, manquent de rigueur.»

Quatre professeurs de l'Université Laval étaient aux côtés de M. Petitclerc, ainsi que des représentants de la Fédération des femmes du Québec et du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec. Tous avaient pu venir au parlement à l'invitation de la députée de Québec solidaire, Françoise David, et du péquiste Dave Turcotte.

Visions irréconciliables

La Fédération des femmes du Québec «ne navigue vraiment pas dans l'ignorance», a tenu à dire sa présidente, Mélanie Sarazin. Même message de Christian Daigle, du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, qui a soutenu que le ministre erre en prétendant que les fonctionnaires administrant les dossiers d'aide sociale l'appuient.

Françoise David a invité le ministre à écouter ses ex-300 collègues et confrères des universités québécoises.

Une fois de plus, le péquiste Dave Turcotte a demandé le retrait du projet de loi ou, à tout le moins, l'élimination des sanctions pour les prestataires qui ne se conformeraient pas aux obligations du programme Objectif emploi. Leurs prestations pourraient passer de 623 $ à 400 $ par mois en cas de manquement.

François Blais répète que des opposants comme M. Turcotte cherchent à maintenir des jeunes à l'aide sociale, alors que son but est plutôt «d'en sortir le plus grand nombre».

En début de semaine, le ministre avait insisté pour dire que les sanctions sont efficaces. «Dans toutes les sociétés sociales-démocrates, notamment les plus égalitaires d'entre elles, notamment le Danemark, il y a le principe de réciprocité, qui fait en sorte d'engager la personne dans une démarche.»

Une telle affirmation est un raccourci, selon des professeurs du «groupe des 300».

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