CSeries: «l'histoire le retiendra», dit Couillard

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Philippe Couillard préférerait que les députés du Québec soient unis derrière le CSeries de Bombardier.

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(Québec) Le Parti québécois et la Coalition avenir Québec ont tous deux demandé, mardi, au premier ministre Philippe Couillard de lever le voile sur le protocole d'entente intervenu en octobre dernier entre le gouvernement québécois et Bombardier concernant les avions du CSeries. Il vise la création d'une société en commandite qui serait détenue à 49,5 % par l'État québécois et à 50,5 % par Bombardier. Or, sept mois plus tard, les négociations pour en arriver à une entente finale ont toujours cours entre les deux parties, et le gouvernement canadien continue de se faire tirer l'oreille.

M. Couillard a refusé de dire quoi que ce soit des modalités dont les parties discutent à la table de négociation, que ce soit des conditions par lesquelles Bombardier pourra racheter la part du gouvernement ou de tout autre chose.

«Ce n'est pas une question de transparence, c'est une question de responsabilité. Ce serait irresponsable, alors que ces négociations-là sont en cours, de faire ce que le collègue demande», a-t-il dit en parlant du chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault.

Propos difficiles à digérer

Le premier ministre ne digère toujours pas les positions prises par le Parti québécois et la Coalition avenir Québec, qui auraient préféré que le gouvernement investisse dans le grand ensemble qu'est Bombardier plutôt que dans le seul programme du CSeries.

«Ce qu'il est important de répéter, a-t-il lancé au Salon bleu, c'est qu'il aurait été de loin préférable que nous soyons unis dans cette Chambre pour soutenir la Série C et Bombardier; que nous parlions d'une seule voix au lieu de donner des munitions à ceux qui, ailleurs au Canada, n'aiment pas l'idée qu'une compagnie québécoise progresse, à ceux qui, ailleurs au Canada, ne s'empressent pas d'aller soutenir la Série C et à ceux, à l'étranger, qui ne veulent pas voir réussir la Série C, une création du génie québécois. On était là depuis le début. L'histoire le retiendra : ils n'étaient pas là.»

«Un drôle de signal» aux investisseurs

(Montréal) L'hésitation du gouvernement Trudeau dans le dossier de l'aide financière à Bombardier envoie un «drôle de signal» aux investisseurs étrangers, estime l'ex-premier ministre Jean Charest. Étant donné que la demande de l'avionneur québécois a été soumise en décembre, M. Charest s'est demandé, mardi, pourquoi Ottawa mettait autant de temps à décider s'il appuyait ou non le programme des avions commerciaux CSeries. «Je comprends mal le délai et autour de moi, personne ne comprend pourquoi cela prend tant de temps», a-t-il dit. Il s'est toutefois gardé de dire s'il croyait que le gouvernement Trudeau, par son hésitation, cherchait une raison pour ne pas investir dans le constructeur d'avions. «C'est un gouvernement qui est nouveau, a-t-il observé. On n'a pas le sentiment que les gens sont de mauvaise foi, mais les délais sont longs. C'est difficile à expliquer.» Selon M. Charest, Bombardier aurait reçu une réponse positive ou négative depuis longtemps si la multinationale se trouvait dans un pays qui appuie largement son industrie aéronautique, comme la France. 

Avec La Presse Canadienne

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