Le PLQ «jase de politique» à huis clos au Manoir Montmorency

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«Je considère qu'on est déjà en mode préélectoral», a déclaré Philippe Couillard à sa sortie du Manoir Montmorency au terme d'une soirée d'environ trois heures. Le premier ministre a assuré que son caucus était «très uni avant et après» les discussions de lundi.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Si le caucus extraordinaire de lundi se voulait une opportunité pour tous les députés de s'exprimer sur un certain nombre d'enjeux politiques, les libéraux en ont aussi profité pour commencer à accorder leurs flûtes en prévision des élections de 2018.

Toute la députation libérale était conviée au Manoir Montmorency, lundi soir, pour un souper à huis clos en présence du premier ministre Philippe Couillard. Députés et ministres interrogés à leur arrivée ont parlé de «rencontre amicale», «d'opportunité de s'exprimer sur la politique en général», mais il semble que de grandes orientations en prévision des prochaines élections étaient aussi à l'ordre du jour.

«Je considère qu'on est déjà en mode préélectoral», a d'ailleurs exprimé M. Couillard à sa sortie du manoir au terme d'une soirée d'environ trois heures. Ce dernier a assuré que son caucus était «très uni avant et après» les discussions de lundi. 

«Je pense qu'on est plus là pour se dire comment on peut aborder la prochaine campagne électorale, voir les points qui nous unissent. Ça va [arriver] vite dans deux ans», avait déclaré le ministre Laurent Lessard, titulaire des Forêts, de la Faune et des Parcs, avant de s'engouffrer dans le bâtiment dont l'accès était interdit aux représentants de la presse.

Pareille attente a été manifestée par Patrick Huot, député de Vanier et whip adjoint du Parti libéral du Québec (PLQ). «On a à discuter afin de voir comment on peut planifier la prochaine campagne électorale. Qu'est-ce qu'on peut faire de mieux pour communiquer nos messages? La dernière campagne fédérale a été un bon exemple», a-t-il commenté.

Fin de session difficile 

Reste que les dernières semaines ont été mouvementées au PLQ et plusieurs élus ont affirmé vouloir discuter de «dossiers d'actualité». Le projet de loi sur l'industrie du taxi (Uber) a fait ressortir des dissensions entre les jeunes libéraux et les élus, alors que celui sur la création d'un registre québécois des armes à feu a créé des remous chez les députés régionaux.

S'il affirme que tous les élus ont le droit de parole, le ministre des Transports, Jacques Daoust, croit qu'il faut tôt ou tard se rallier. «Au sein du caucus, de penser que 71 députés pensent tous la même chose en même temps, ce n'est pas comme ça. Mais on a le droit d'exprimer des opinions et de discuter. Puis à la fin on se rallie.»

Sam Hamad, présentement au rancart dans la foulée... (Le Soleil, Yan Doublet) - image 2.0

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Sam Hamad, présentement au rancart dans la foulée d'une enquête du commissaire à l'éthique, ne s'est pas adressé aux journalistes. 

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Poëti et Hamad discrets

L'autre éléphant dans la pièce était sans aucun doute la récente sortie de Robert Poëti, qui a perdu sa charge ministérielle en janvier dernier. Selon une série d'articles publiée dans L'actualité, il a tenté de mettre fin à des «irrégularités» au ministère des Transports du Québec (MTQ), mais n'a pas obtenu la collaboration de certains mandarins de l'État.

M. Poëti dit avoir observé «certaines situations anormales» et avait des «préoccupations autant sur le plan éthique, administratif ou criminel». Il s'inquiétait notamment de contrats de gré à gré donnés à d'ex-employés du Ministère et a évoqué une «comptabilité opaque» au MTQ permettant de camoufler des dépassements de coûts.

Le député est arrivé le premier au Manoir Montmorency, fin seul. Il s'est gardé de commenter la rencontre, avant comme après, mentionnant seulement que l'initiative était «intéressante» dans un contexte de fin de session parlementaire.

Sam Hamad, qui est présentement au rancart dans la foulée d'une enquête du commissaire à l'éthique, ne s'est pas adressé aux journalistes. 

La soirée de lundi ne figurait pas à l'agenda public du premier ministre. Selon le whip du gouvernement, Stéphane Billette, les frais étaient assumés à la fois par un «fonds mutuel des élus» - de leur poche - et l'Assemblée nationale.

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