Couillard défend son chef de cabinet

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Le premier ministre Couillard a insisté sur la délicatesse et la complexité du travail qui incombe à son bras droit.

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(Québec) Le premier ministre Philippe Couillard a pris la défense vendredi de son ami de longue date et chef de cabinet Jean-Louis Dufresne dont le style de gestion irrite des élus libéraux et du personnel politique.

Le chef du gouvernement a été interrogé, vendredi matin, dans sa région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, sur le caucus spécial de députés qui aura lieu lundi au Manoir Montmorency. 

Il a réitéré sa confiance envers M. Dufresne, à qui certains reprochent son approche directive et ses actions dans les dossiers de Sam Hamad et de Robert Poëti. «C'est un homme qui est excessivement dévoué au Québec et qui joue un rôle très important», a défendu M. Couillard.

Il a insisté sur la délicatesse et la complexité du travail qui a toujours incombé au bras droit d'un premier ministre. «C'est une fonction difficile, a noté M. Couillard. Elle est intermédiaire entre l'autorité du gouvernement, qui est le premier ministre, l'équipe de députés, les acteurs économiques et sociaux du Québec. C'est un rôle excessivement délicat pour lequel on a toujours besoin de personnes dévouées et énergiques.»

Tout au cours de la semaine, le Parti québécois a profité de la période de questions pour s'en prendre à M. Dufresne. Il lui reproche d'avoir caché au premier ministre les inquiétudes de Robert Poëti quant à des «irrégularités» au ministère des Transports.

«J'ai mentionné que, non seulement au sein du cabinet, mais on a vu aussi également dans la fonction publique, il faut que l'information soit plus accessible et qu'elle circule mieux, a affirmé M. Couillard. On va prendre les dispositions qui nous concernent, mais on veut s'assurer que dans les ministères également, elle circule bien.»

Climat malsain

Le premier ministre assure que la rencontre des élus du caucus libéral, sans le personnel politique, lundi, ne servira pas à laver du linge sale en famille. «Non, on s'est rendu compte que, dans nos caucus quotidiens, on a très peu de temps pour de bonnes discussions politiques, a affirmé M. Couillard. C'est 10 ou 15 minutes, maximum, et on passe à un autre sujet. Là, on va se donner amplement le temps de parler de la situation politique, le bilan de fin de session, les priorités de cette session et la prochaine, et tout autre sujet que les députés voudront aborder.»

Des rencontres du genre devrait se faire plus fréquentes à l'avenir, a noté M. Couillard. Notons que la réunion de lundi n'avait pas été annoncée aux journalistes.

Un message de l'interne envoyé au Soleil à la mi-avril était très critique de l'attitude de M. Dufresne et de sa gestion du bureau de M. Couillard. «Le climat est malsain dans les cabinets, indiquait une source au collègue Gilbert Lavoie. Il y a un manque de coordination de la part du bureau du PM, et une gestion des communications de style 24 heures. Les ministres manquent de collégialité. La reconnaissance et l'écoute des attachés politiques n'existent pas quand ils soulèvent des enjeux.»

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