Forages sur Anticosti: un délai «malheureusement habituel», selon Heurtel

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Le ministre de l'Environnement, David Heurtel

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(Québec) «Malheureusement, il est habituel» qu'un manque d'informations prolonge les délais avant l'autorisation d'un projet comme celui de Pétrolia sur l'île d'Anticosti, affirme le ministre David Heurtel.

Le directeur général de Pétrolia, Alexandre Gagnon, a récemment écrit au ministre de l'Environnement pour déplorer que les certificats d'autorisation pour du forage exploratoire sur l'île tardent à être émis. L'entreprise Hydrocarbure Anticosti - dont le gouvernement est actionnaire à 35 % - a repoussé à la saison estivale 2017 la fracturation hydraulique prévue cet été. 

Un échéancier pourtant signé de la main de la sous-ministre de l'Environnement, Christyne Tremblay, en octobre dernier, prévoyait la délivrance des autorisations pour le mois d'avril. Le ministre Heurtel a spécifié mardi qu'une lettre notant que cet échéancier est envisageable «à condition que l'ensemble des demandes d'autorisations soit dûment complété et reçu avant février». Or, réitère M. Heurtel, des informations ont encore été échangées la semaine dernière. 

Le patron de Pétrolia accuse Québec d'avoir ajouté des obstacles en cours de route, comme une consultation avec la nation innue et une analyse supplémentaire par un comité d'experts externe. Il déplore aussi l'utilisation du courriel traditionnel dans certains échanges «contrairement aux engagements de diligence pris par votre ministère». 

«C'est monnaie courante», a déclaré M. Heurtel au sujet des délais du genre. Il refuse de parler de retard. «Quand il y a des demandes de certificats d'autorisation, malheureusement, il est habituel qu'il y ait peut-être des demandes de renseignements additionnels, des renseignements incomplets, des précisions demandées», a dit le ministre de l'Environnement.

Exercice délicat

Le ministère fait son travail à partir de l'information qu'il reçoit, a poursuivi M. Heurtel. Il note que la fracturation hydraulique en milieu insulaire demandée par Pétrolia est un exercice particulièrement délicat. «On parle d'une nouvelle façon de faire, a dit le ministre. On parle d'une technologie qui n'a pas été éprouvée à la lumière de la nouvelle réglementation. On parle d'un milieu de biodiversité très important. C'est un dossier qu'il faut analyser sérieusement.»

Mardi, Le Devoir a écrit qu'un des partenaires financiers dans l'exploration sur Anticosti, la compagnie française Maurel & Prom, songe à se retirer de l'aventure si Québec refuse d'envisager l'exploitation des hydrocarbures sur l'île.

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