«Tuée, massacrée, jetée»: la ministre de Santis dans l'embarras

La ministre responsable de la Réforme des institutions... (Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis.

Ivanoh Demers, Archives La Presse

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

La ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis, s'est défendue d'avoir voulu encourager la violence en racontant, vendredi, un épisode de son expérience comme fille d'immigrants italiens dans le réseau scolaire.

À la suite de sa participation à un événement où elle a pris la parole, à Montréal, Mme de Santis a publié un communiqué, en fin de journée, pour condamner toute forme de violence, physique ou verbale.

Souvenir

Devant des élus, dont le maire de Montréal Denis Coderre, réunis pour discuter du problème de la pauvreté des jeunes dans l'arrondissement Montréal-Nord, Mme de Santis a relaté dans un discours un souvenir survenu alors qu'elle était en sixième année du primaire.

Alors qu'elle apprenait le français et l'anglais, à l'âge de 11 ans, une enseignante lui avait dit qu'elle ne réussirait jamais à cause de son accent italien.

À son auditoire, la ministre a expliqué qu'elle jugeait cette déclaration inacceptable, en des termes qui l'ont cependant obligée plus tard à corriger le tir.

«Ma maîtresse m'a dit: "Ma chérie, tu ne vas jamais réussir dans la vie, tu parles avec un accent italien alors oublie-le", a-t-elle dit dans un extrait de son discours rapporté par Radio-Canada. Toute personne qui parlerait à un enfant comme elle m'a parlé devrait être tuée, massacrée, jetée, je ne sais pas où.»

«Ma maîtresse m'a dit: "Ma chérie, tu ne vas jamais réussir dans la vie, tu parles avec un accent italien alors oublie-le", a-t-elle dit dans un extrait de son discours rapporté par Radio-Canada. Toute personne qui parlerait à un enfant comme elle m'a parlé devrait être tuée, massacrée, jetée, je ne sais pas où.»

Rita de Santis
ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques

Dans le communiqué publié par son cabinet, Mme de Santis a reconnu qu'elle s'était emportée en prononçant ces paroles.

«En aucun cas je ne voulais encourager la violence et je suis consciente que mes propos sont inacceptables et ont largement dépassé ma pensée», a-t-elle dit.

Selon Mme de Santis, députée de Bourassa-Sauvé, dans l'est montréalais, il était important de dénoncer ce type de discours.

«Lorsque j'étais enfant, un adulte, un professeur, une personne en autorité, m'avait dit que je n'avais pas d'avenir parce que j'étais d'origine italienne, a-t-elle déclaré dans le communiqué. Je pense que ces personnes, qui brisent le droit de rêver des enfants, doivent être dénoncées et en tant que mère, cela me rend très émotive lorsque j'en parle.»

L'attaché de presse de la ministre, François Fournier, a expliqué que le français est, après l'italien et l'anglais, la troisième langue de Mme de Santis, qui a mal traduit une expression anglaise.

«Elle a utilisé en français une expression anglaise, "hanged, tortured and fried", a-t-il dit. Ce n'est pas ça qu'elle voulait dire, sur le fond, elle s'est mal exprimée.»

Le mois dernier, Mme de Santis, arrivée au Canada avec sa famille à l'âge de quatre ans, s'était retrouvée une première fois au centre d'une controverse, après avoir affirmé que les objectifs de financement du Parti libéral du Québec de 150 000 $ étaient des «peanuts».

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