PQ: Hivon «marche vers la souveraineté»... sans date butoir

La candidate à la direction du Parti québécois... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La candidate à la direction du Parti québécois Véronique Hivon a dévoilé son plan sur la souveraineté du Québec vendredi, se gardant bien toutefois de donner une date précise pour un prochain référendum.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Véronique Hivon a un plan pour la souveraineté. Mais celui-ci ne contient pas - encore - de date précise pour la tenue d'un prochain référendum.

En conférence de presse vendredi à Québec pour dévoiler son plan, la candidate à la chefferie du Parti québécois (PQ) a précisé, à tout le moins, qu'elle donnerait aux Québécois une réponse claire sur les «étapes» vers la souveraineté environ six mois avant les élections de 2018. «Le rythme, il va être soutenu», a-t-elle promis.

Pour elle, le référendum est un «accessoire», un «moyen de transport», et elle ne veut pas décider tout de suite, sans avoir consulté les militants, de la forme qu'il prendra. «Je vois mal comment seul le chef ou la chef du Parti québécois déciderait du moment X.»

Mme Hivon souhaite plutôt recentrer le débat sur le projet, et elle dit se mettre en marche vers la souveraineté «dès maintenant». Elle veut mettre à jour les études sur les effets de la souveraineté du Québec et entreprendre une tournée de mobilisation partout au Québec en 2017. Elle veut que les gens «retrouvent du sens» à ce projet-là avant de statuer sur «la mécanique».

Selon elle, cette façon d'être à l'écoute de tous les Québécois est la bonne voie à suivre. «Une voie qui n'est pas dans l'attente, qui n'est pas dans le défaitisme, qui est dans la mise en mouvement, dans l'optimisme», précise-t-elle.

Sa position sur la souveraineté demeure donc semblable à celle de son adversaire Alexandre Cloutier. Le troisième aspirant-chef, Jean-François Lisée, reporte quant à lui au minimum à 2022 un référendum sur la souveraineté.

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Pour Véronique Hivon, le «legs» de Pierre Karl Péladeau au Parti québécois (PQ) est la main qu'il a tendue aux souverainistes, toutes allégeances confondues. Elle souhaite poursuivre dans cette voie de la convergence.

Vendredi, elle était entourée de plusieurs membres et ex-candidats de Québec solidaire, d'Option nationale, du Bloc québécois et du Parti québécois. Il y avait entre autres Danielle Gagné, secrétaire nationale au Conseil exécutif du PQ, Louis Gagnon, ex-candidat du Bloc dans Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, et Nathaly Dufour, ex-présidente d'Option nationale. Mme Hivon peut aussi compter sur l'appui de cinq députés élus du PQ.

L'aspirante-chef veut se défaire de la mentalité selon laquelle «hors du Parti québécois, point de salut». Elle aura donc une oreille attentive à OUI (Organisations unies pour l'indépendance) Québec et incite les Québécois désabusés à devenir membres du PQ afin d'élire un nouveau chef.

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