Drainville craint le retour du favoritisme et de la corruption dans les villes

Le leader parlementaire de l'opposition officielle, Bernard Drainville... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Le leader parlementaire de l'opposition officielle, Bernard Drainville

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(Québec) Le gouvernement Couillard ouvre la porte au favoritisme et à la corruption en autorisant les villes à conclure des contrats de gré à gré jusqu'à 100 000 $, soutient le péquiste Bernard Drainville, qui dénonce cette mesure dans des mots très forts.

«Après des décennies de scandales dans le monde municipal, après les scandales de Laval, Mascouche, Montréal et tant d'autres, après des années d'arrestations de l'UPAC et toutes les révélations de la commission Charbonneau, et alors que le gouvernement libéral dit vouloir donner suite au rapport Charbonneau, le ministre des Affaires municipales propose de faire passer de 25 000 $ à 100 000 $ la valeur d'un contrat qu'une municipalité peut donner de gré à gré, sans appel d'offres», a tempêté le leader parlementaire de l'opposition officielle, mardi.

Bernard Drainville soutient que le ministre Martin Coiteux crée «des tentations qui pourraient favoriser le patronage et la corruption», alors que «les Québécois veulent plus d'honnêteté, plus de transparence et plus de concurrence».

La bouchée serait grosse à prendre pour les 43 % des municipalités du Québec comptant moins de 1000 habitants, pense M. Drainville. «Un contrat de 100 000 $ dans une municipalité, une petite municipalité, c'est énorme. Ça va susciter des convoitises, des tentations. Ce n'est pas une bonne idée.»

Une formule par paliers serait de loin préférable à ses yeux. «Le ministre aurait pu dire : "Dans les municipalités de telle taille, avec tel budget, on monte, par exemple, de 25 000 $ à 50 000 $. Pour d'autres municipalités, on monte à un autre seuil."»

Faire confiance

Le ministre des Affaires municipales plaide qu'il faut faire confiance aux municipalités, leur permettre d'être de réels gouvernements. «Est-ce que les règles qui s'appliquent aux organismes publics et aux commissions scolaires ne devraient pas s'appliquer aux municipalités du Québec? C'est quoi le problème de la confiance que n'a pas le Parti québécois?»

Martin Coiteux nie abaisser les critères éthiques en élargissant la possibilité qu'ont les municipalités de négocier des contrats de gré à gré. «La même semaine où l'on donnait suite à nos engagements en matière municipale, en adoptant un plan d'action pour l'allègement des redditions de comptes excessives, j'ai également déposé des amendements au projet de loi 83, amendements qui mettent en oeuvre directement des recommandations de la commission Charbonneau», a fait valoir le ministre.

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