Divisions au grand jour et en coulisses

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(Québec) DÉCODAGE / Tous les partis sont traversés de divisions. Québec solidaire n'y échappe pas, même si elles font moins de bruit que chez d'autres.

S'ils ont été jusqu'ici majoritaires à refuser l'idée d'une «convergence» avec le Parti québécois, les solidaires ne sont pas unanimes sur cette question. Mais il y a plus.

Il arrive, chez Québec solidaire aussi, que des portes claquent, bien que ce soit presque toujours loin des oreilles des médias. C'est arrivé il y a quelques jours.

La candidate de Québec solidaire dans Rimouski en 2014, Marie-Neige Besner, a rompu les liens avec son parti. Depuis un an, elle était responsable du soutien aux associations locales et régionales chez QS.

Dans un message qui a circulé chez des solidaires, elle note d'abord que «tous les partis ont des problèmes internes». Elle souligne ensuite n'avoir guère aimé que Québec solidaire se targue de représenter le «vrai monde». Elle n'y croit pas. À ses yeux, il s'agit d'une fausse prétention.

Marie-Neige Besner a recueilli 16% des voix dans Rimouski aux dernières élections générales, plus de deux fois ce que la formation a récolté sur le plan national.

Ils votent contre

C'est pour éviter une grogne interne que la Coalition avenir Québec a autorisé le vote libre sur le projet de registre des armes à feu.

Le tout premier vote dans ce dossier s'est déroulé mercredi. Les députés caquistes Éric Caire, Sébastien Schneeberger et Marc Picard ont voté contre. Leur collègue André Spénard s'est abstenu.

D'UberX à l'école

Après les dissonances au Conseil des ministres sur

UberX -étouffées par la discrétion dont font preuve les titulaires de ministère-, le gouvernement de Philippe Couillard doit faire face à une fronde publique de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec dans ce dossier.

Au fil des mois, au grand dam des jeunes du parti, Philippe Couillard s'est rendu aux arguments de ses ministres des Transports, Jacques Daoust, mais aussi Robert Poëti, qu'il a démis de ses fonctions en début d'année.

Plusieurs résolutions dont les militants libéraux débattront au cours des prochaines heures lors d'un Conseil général de leur parti -résolutions portant sur toutes sortes de sujets- vont à l'encontre de décisions ou d'orientations gouvernementales.

Voilà pourquoi, ces derniers jours, en coulisses, des responsables du parti ont préparé des «propositions d'amendement». Le mot d'ordre : aplanir les différends!

En annonçant la veille de ce Conseil général l'abandon de la réforme scolaire lancée par son prédécesseur François Blais, et en ouvrant un peu plus la porte à la maternelle à 4ans et à l'obligation de fréquenter l'école jusqu'à 18 ans, le ministre Sébastien Proulx permet à son gouvernement d'éviter un face-à-face avec la Commission politique du parti. Elle l'attendait au tournant sur cette question.

Du choc des idées jaillit la lumière...

Dilemme cornélien

Au Parti québécois, on est depuis longtemps allergique au mot division. Sans doute parce qu'il ne cesse de lui être accolé.

La présente course à la direction du parti divise, c'est un fait. Plus que d'autres? Elle est, en tout cas, source de vives tensions entre les camps de Véronique Hivon et d'Alexandre Cloutier.

Lors la course précédente, la présence de Pierre Karl Péladeau avait fait baisser les espoirs chez les députés candidats. Le fait que M. Péladeau ait été perçu dès son arrivée comme le futur chef avait agi comme un coussin.

Le fait que le jeu soit plus ouvert cette fois-ci exacerbe les frictions.

Alexandre Cloutier a parlé d'une course au scénario «shakespearien». Certains députés, invités à choisir un candidat, ont vécu ce début de compétition comme un dilemme cornélien, un choix difficile -presque impossible.

Les divisions existent dans tous les partis, mais à des degrés divers. Elles constituent un état naturel.

Une autre loi 101!

Dans l'esprit collectif québécois, la loi 101 est associée à la langue française. Deux générations après son adoption, il ne se passe pas une semaine sans que l'on y fasse référence à l'Assemblée nationale du Québec.

Certains ont donc été surpris jeudi de découvrir qu'un projet de loi présenté par la ministre libérale Rita L.C. de Santis (mettant en oeuvre des recommandations de la commission Charbonneau) soit numéroté... 101. Il est le «projet de loi 101».

C'est qu'on n'a pas retiré ce numéro comme on retire celui figurant sur le chandail d'un grand joueur de hockey.

La numérotation des projets de loi répond à un code précis. Ceux présentés par un gouvernement au cours d'une session sont numérotés de 1 à 189. Techniquement, depuis les élections d'avril 2014, l'Assemblée nationale vit sous le règne de la «première session» de la 41e législature.

Lorsqu'un projet de loi devient une loi, le numéro qui lui avait été attribué disparaît. Seul le titre demeure. Lors d'une session suivante, un autre projet de loi peut donc porter ce même numéro.

La loi 101 de Camille Laurin n'existe pas. Ce qui a existé, c'est le projet de loi 101. Une fois adopté, il est devenu la Charte de la langue française.

La direction de l'Assemblée nationale a répertorié pas moins de 107 projets de loi portant le numéro 101 depuis 1867.

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