Chefferie du PQ: démonstration de force du clan Cloutier

Outre les députés du caucus péquiste venus l'appuyer,... (Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

Agrandir

Outre les députés du caucus péquiste venus l'appuyer, Alexandre Cloutier était accompagné sur la scène de sa conjointe, Marie-Claude Perron, qui a mentionné que sa famille était prête «à partager Alexandre avec le reste du Québec».

Le Quotidien, Gimmy Desbiens

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Alexandre Cloutier a lancé sa campagne à la chefferie avec plus de députés que sa principale concurrente, Véronique Hivon, mais avec une position similaire sur la mécanique référendaire: la clarté avant 2018.

La démonstration de force de la machine du député de Lac-Saint-Jean, vendredi, à Alma, a fait son effet. Il avait à ses côtés huit députés du caucus péquiste, soit trois de plus que dans le camp Hivon. D'ex-députés et candidats péquistes ou bloquistes étaient aussi sur place, sans compter l'ex-leader du Parti québécois (PQ), Stéphane Bédard, et la présidente des jeunes péquistes, Ariane Cayer. 

«Je suis prêt à assumer les importantes responsabilités de chef de notre formation politique», a lancé M. Cloutier à ses partisans. 

Sur scène, la femme du candidat, Marie-Claude Perron, a dissipé tout doute sur la possibilité que des considérations familiales empêchent son mari de se dévouer à sa tâche. «J'ai choisi cette vie en toute connaissance de cause, a dit Mme Perron. Cette décision, c'est notre décision. Elle a été prise de manière éclairée. [...] Notre famille est prête à partager Alexandre avec le reste du Québec.»

Les ex-officiers et députés Harold Lebel et Agnès Maltais, le doyen François Gendron, de même que les députés Dave Turcotte (Saint-Jean), Guy Leclair (Beauharnois), Sylvain Roy (Gaspé), Martin Ouellet (René-Lévesque) et Sylvain Rochon (Richelieu) sont dans l'équipe Cloutier. «C'est un joueur d'équipe, un leader naturel et je suis confiant de voir un jour nouveau arriver, a lancé Stéphane Bédard. [...] Il rassemble, il unit la jeunesse et l'expérience. Il incarne cet avenir du Québec avec la force de l'expérience.»

Le député de Lac-Saint-Jean né en 1977 a dit tendre la main à ceux qui ont déserté le PQ et promis de respecter «l'ADN progressiste et souverainiste» de la formation de René Lévesque.

La souveraineté

Au chapitre de la souveraineté, l'aspirant-chef relègue aux oubliettes sa proposition de la dernière course. Il n'est plus question de récolter un million de signatures avant d'enclencher un processus référendaire. Une «grande mobilisation citoyenne» demeure fondamentale, mais M. Cloutier ne l'a pas définie. 

Aussi, le député péquiste se donne lui de la marge de manoeuvre avant de préciser sa mécanique et son calendrier référendaire. «Avant de se présenter devant la population, en 2018, nous devrons détailler l'échéancier que nous proposons pour atteindre notre objectif», a-t-il déclaré. Le vote des militants pour le prochain chef du PQ aura lieu en octobre prochain. 

Véronique Hivon, qui tient un discours similaire, s'est déjà fait reprocher son manque de clarté en cette matière.

«Notre niveau de préparation est insuffisant, a déclaré M. Cloutier. [...] Il y a urgence de mieux définir notre projet et de démontrer aux Québécois concrètement les avantages de la souveraineté. [...] Le travail à accomplir est énorme.»

Par ailleurs, M. Cloutier veut mettre l'éducation au centre de campagne, au nom de l'égalité des chances, et protéger le pouvoir d'achat de la classe moyenne. Il insiste sur l'importance du développement économique régional, de l'équité fiscale - notamment en ce qui concerne les banques -, et de la protection des sièges sociaux québécois. 

La promotion du français, particulièrement en milieu de travail, sera au coeur du programme du candidat Cloutier. Il entend aussi défendre l'identité québécoise et remettre la laïcité des institutions sur le tapis en donnant des «balises claires pour encadrer la pratique des accommodements raisonnables». Un principe, défini de concert avec les Néo-Québécois, les anglophones et les autochtones, serait enchâssé dans une constitution québécoise qu'il souhaite voir adoptée. 

Deux autres députés péquistes songent à faire le saut dans la course. Martine Ouellet et Jean-François Lisée sont en réflexion.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer