Course à la chefferie du PQ: le téléphone de Pascal Bérubé ouvert

Pascal Bérubé refuse de faire connaître son appui à... (Archives La Presse canadienne, Jacques Boissinot)

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Pascal Bérubé refuse de faire connaître son appui à un candidat. «Je vais me laisser courtiser», fait savoir le député de Matane-Matapédia.

Archives La Presse canadienne, Jacques Boissinot

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Amqui) Repoussant l'idée de se porter candidat à la chefferie du Parti québécois (PQ), le député Pascal Bérubé promet d'avoir un rôle beaucoup plus effacé que la course précédente, alors qu'il avait été très actif dans l'organisation de la campagne de Pierre Karl Péladeau.

«À date, j'avais décidé de ne pas m'impliquer», indique le député de Matane-Matapédia. «Il va falloir qu'il soit convaincant! Mais, je sais que la force de notre organisation va être courtisée. Ça, je le sais parce qu'on a livré la marchandise avec Pierre Karl pas à peu près. Le téléphone est ouvert.»

Pascal Bérubé refuse de faire connaître son appui à un candidat. «Je vais me laisser courtiser», fait savoir le député de Matane-Matapédia.

Le député de 41 ans a parlé à Véronique Hivon et à Alexandre Cloutier. «C'est deux très bons candidats, mais je suis pas pressé de prendre position, laisse tomber M. Bérubé. Je vais attendre qu'ils se lancent eux-mêmes, qu'ils se positionnent. J'ai une très bonne relation avec Alexandre; il est déjà venu pêcher avec moi sur la rivière Matapédia. Véronique, je suis très près d'elle. Elle est fantastique aussi.»

Pour Pascal Bérubé, le plus important est d'avoir un chef qui mènera son parti vers la victoire. «Je veux qu'on gagne en 2018», fait-il pour toute réponse. «Je veux la meilleure personne possible pour gagner. En 2015, j'ai pensé que c'était Pierre Karl Péladeau. Je vais faire le meilleur choix en conséquence.»

Celui qui a tant cru en Pierre Karl Péladeau s'avoue beaucoup plus triste que déçu de sa démission. «Quand j'ai vu mon ami dans cet état-là, lundi, ça m'a brisé le coeur, dit-il. Je connais bien Pierre Karl, mais je connais bien Julie aussi. Je les aime les deux. Je connais bien les enfants aussi. J'ai passé beaucoup de temps à la résidence familiale dans les dernières années. C'est à lui que je pense.»

Pas de sentiment de trahison

Le parlementaire dit ne pas s'être senti trahi. «Je sais que sa situation familiale est difficile, s'attriste M. Bérubé. C'est déchirant pour lui parce qu'il adorait ses fonctions de chef du Parti québécois, de leader de l'opposition, de député de Saint-Jérôme et de militant. Le caucus et les militants l'adoraient. Ça doit être difficile pour lui. C'est à un ami que je pense aujourd'hui.»

Pascal Bérubé n'est pas inquiet de l'avenir de son parti. «Pour ceux qui prévoyaient le pire avec Pierre Karl, on a monté de 12 points dans Chicoutimi par rapport à l'élection de 2014, argumente-t-il. Le membership va bien, le financement aussi. On a tendu la main à Québec solidaire, à Option nationale et à ceux qui ne votent plus.»

Peu importe le chef, tout ce que le député de Matane-Matapédia souhaite, c'est que son parti reprenne les rênes du Québec lors des prochaines élections. «Je veux qu'on gagne en 2018, espère M. Bérubé. Je veux la meilleure personne possible pour gagner. En 2015, j'ai pensé que c'était Pierre Karl Péladeau. Je vais faire le meilleur choix en conséquence.»

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