Succession de PKP: l'heure des bagarres

Les députés Agnès Maltais et Sylvain Gaudreault pourraient... (Photothèque Le Soleil)

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Les députés Agnès Maltais et Sylvain Gaudreault pourraient se livrer bataille pour occuper les fonctions de chef intérimaire du Parti québécois en attendant l'élection du successeur de Pierre Karl Péladeau.

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(Québec) Une course s'est engagée pour occuper le poste de chef intérimaire du Parti québécois (PQ). Les jeux ne sont pas faits, mais le député Sylvain Gaudreault a déjà reçu plusieurs appuis au sein de la députation péquiste pour prendre ce siège. La députée de Taschereau, Agnès Maltais, est cependant déterminée à le lui disputer.

Le vote des 29 députés de l'aile parlementaire péquiste visant à désigner le chef par intérim de l'opposition officielle se déroulera lors d'un caucus extraordinaire, qui se tiendra vendredi dans la capitale.

La partie est encore plus ouverte pour le poste de chef «permanent», dont l'identité sera connue dans quelques mois. Le nom du député Alexandre Cloutier revient très souvent à ce stade-ci dans la machine péquiste comme successeur de Pierre Karl Péladeau.

D'autres se disent officiellement en réflexion pour succéder à celui qui a abandonné la vie politique en catastrophe lundi. C'est le cas de l'ancien ministre des Finances, Nicolas Marceau. Des députés du caucus l'invitent à se lancer.

La députée Martine Ouellet évalue sérieusement aussi la possibilité de se jeter à nouveau dans la mêlée. Sa collègue Véronique Hivon y songe également.

Au Parti québécois, personne ne doute que le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, plongera à nouveau dans l'aventure. Il se tient pour l'heure à l'écart des médias.

Le 15 mai 2015, Pierre Karl Péladeau avait recueilli 57,6 % des suffrages exprimés par les membres du Parti québécois. Alexandre Cloutier avait fait bonne figure en décrochant 29,2 % des voix. Martine Ouellet avait obtenu 13,2 % des appuis.

D'autres noms circulent comme candidats potentiels, mais rien n'indique qu'ils seront au rendez-vous le moment venu. Pensons à celui de Jean-Martin Aussant, qui a claqué la porte du parti en 2011, mais aussi à celui du député Jean-François Lisée, qui s'est particulièrement illustré au Salon bleu ces derniers mois.

Le député Bernard Drainville, lui, ne se lancerait pas dans la course, selon les informations du Soleil. L'actuel leader parlementaire du Parti québécois estimerait avoir déjà donné. Le parrain de la Charte de la laïcité avait fini par se rallier à Pierre Karl Péladeau lors de la dernière course.

M. Drainville ne refuserait cependant pas d'être chef intérimaire si le caucus devait se diviser entre Sylvain Gaudreault et Agnès Maltais vendredi.

D'abord l'intérim

Mardi, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a refusé de se déclarer officiellement candidat au poste de chef intérimaire. Il s'est contenté de dire que trois critères devront guider le choix des élus péquistes. La personne désignée devra pouvoir faire preuve de calme, recueillir la confiance de ses collègues et posséder une bonne connaissance du parti. «Calme», «confiance» et «connaissance», ce que le candidat non déclaré appelle les «trois C».

Agnès Maltais était en mission à Paris ces derniers jours. Elle est rentrée précipitamment au Québec. Dès son retour, elle a fait savoir qu'elle postulait le poste d'intérimaire.

Pour éviter les déchirements, la désignation d'un chef par intérim se déroule généralement d'abord de façon officieuse, en coulisses. Le vote de la députation n'est la plupart du temps qu'une formalité. Ce pourrait ne pas être le cas cette fois-ci.

L'exécutif national du Parti québécois entérinera, vendredi soir, à Montréal, le nom du candidat que le caucus péquiste aura désigné plus tôt en journée à titre de chef intérimaire.

Course rapide

La dernière course à la direction, qui visait à trouver un successeur à Pauline Marois, a officiellement duré huit mois. En réalité, elle s'est étirée sur une année en raison de la «précourse».

La prochaine devra être plus courte, estime le président du Parti québécois, Raymond Archambault. Le parti n'a plus le luxe du temps. Les prochaines élections générales se dérouleront en octobre 2018. «Le calendrier sera compressé», a-t-il dit.

Les modalités de la prochaine course à la direction seront arrêtées dans quelque temps, lors d'une réunion des présidents et des présidentes de circonscriptions.

Le grand congrès du Parti québécois lors duquel les militants devront réécrire l'article 1, celui portant sur la souveraineté, pourrait être reporté. Il est programmé pour le printemps 2017. Étant donné les circonstances, il pourrait ne se dérouler qu'à l'automne 2017.

Le prochain chef du parti sera associé à la rédaction de cet article et aura besoin de temps pour ce faire, dit-on.

Une tempête s'en vient, dit Maltais

La députée Agnès Maltais estime avoir le devoir de présenter sa candidature au poste de chef intérimaire du Parti québécois, car c'est «une tempête» qui s'en vient avec la course à la succession de Pierre Karl Péladeau. Et des tempêtes politiques, elle en a vu d'autres, a-t-elle confié au Soleil quelques instants après être descendue d'un avion en provenance de Paris.

Les courses à la direction ne sont jamais des moments faciles, rappelle la députée de Taschereau. Maintenir la cohésion est un défi de tous les instants pendant ces périodes.

Mme Maltais dit avoir des atouts pour ce poste, dont son caractère de bagarreuse. Si elle est désignée par ses pairs vendredi, elle jure qu'elle ne laissera pas un pouce au premier ministre et chef libéral, Philippe Couillard.

Le prochain chef intérimaire du Parti québécois plongera au coeur de l'action dès mardi, alors que les députés de l'Assemblée nationale seront de retour après une pause parlementaire d'une semaine.

Le député Sylvain Gaudreault convoite également ce poste névralgique, bien qu'il ne se soit pas encore déclaré officiellement candidat.

Labeaume pas intéressé par la chefferie du PQ

Le maire de Québec n'a toujours pas l'intention de faire le saut en politique provinciale. «C'est non», a-t-il tranché mardi quand il s'est fait demander pour la énième fois s'il pourrait être de la prochaine course à la direction du Parti québécois. Régis Labeaume ne s'attend même pas à un «appel de courtoisie» du parti que dirigeait jusqu'à lundi Pierre Karl Péladeau, avec qui il a négocié la construction de l'amphithéâtre et dont il a célébré le mariage l'été dernier. En riant, le maire Labeaume a demandé aux médias «d'arrêter [son nom] de circuler». 

Avec Annie Morin

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