Trêve partisane pour PKP

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La ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a insisté sur l'apport du chef démissionnaire au débat économique.

La Presse, Robert Skinner

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(Québec) Les adversaires de Pierre Karl Péladeau ont salué à l'unanimité sa contribution au débat politique, lundi, et bien compris son choix de donner priorité à ses enfants sur le combat pour l'indépendance.

Les adversaires du Parti québécois ont respecté les principes de gentilhommerie élémentaires et observé une trêve partisane après l'annonce qui a pris tout le monde par surprise.

Le premier ministre Philippe Couillard a fait preuve d'empathie devant la «réflexion douloureuse» de M. Péladeau. «J'ai bien ressenti toute la tristesse qu'il exprimait au moment de sa déclaration, a indiqué le premier ministre par communiqué. Le bien-être de nos proches, de nos enfants, est ce que nous avons de plus précieux. Nous ne partagions pas la même vision de l'avenir du Québec, [mais] je sais qu'il était profondément animé par la volonté de faire progresser notre nation.»

La ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a insisté sur l'apport du chef démissionnaire au débat économique. Malgré la situation problématique causée par son actionnariat de contrôle de Québecor, «il faut reconnaître qu'il y a peu d'hommes et de femmes d'affaires qui décident de se lancer dans l'arène politique», a souligné la ministre Anglade.

Le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, estime aussi que le député de Saint-Jérôme «fait le bon choix» en privilégiant ses enfants. Il ne craint pas qu'une nouvelle course à la direction au PQ vienne éclipser les propositions de la CAQ, comme cela avait été déploré en 2015. «Je pense que ça peut peut-être désavantager le PQ, a-t-il dit. Ils sont l'opposition officielle et n'ont plus de chef. Ça veut dire quoi pour les travaux? Une course au leadership, ce n'est pas toujours facile. Ça prend du temps pour recoller les morceaux.»

Malgré leurs nombreux différends, la co-porte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a dire croire en la ferveur souverainiste de M. Péladeau. «Il vit une journée difficile, a-t-elle déclaré. Je le crois quand il dit qu'il a pris l'une des décisions les plus difficiles de sa vie. Il a dû choisir entre l'amour qu'il ressent pour ses enfants et celui qu'il a pour le pays. Il a choisi ses enfants et c'est tout à son honneur.»

Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, a quant à lui apprécié que M. Péladeau reconnaisse que le PQ n'a pas le monopole de la souveraineté. Une approche qui a permis un dialogue durable avec les autres formations souverainistes et ouvert le chemin à une éventuelle convergence. M. Zanetti salue aussi l'initiative de la création d'un Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales pour fournir un argumentaire aux souverainistes.

Ce qu'ils ont dit

«Au cours des derniers mois, tout le monde était d'accord pour dire qu'il avait mangé ses croûtes. De semaine en semaine, il allait mieux. Ça ajoute à ma tristesse et à ma surprise.» - L'ex-premier ministre Bernard Landry 

«Il n'y a pas beaucoup de grands hommes d'affaires qui se sont commis clairement pour l'indépendance nationale. [...] Lui l'a dit ouvertement et clairement. C'est ça, le legs qu'il fait au Parti québécois.» - Bernard Landry 

«On voit comment ça va vite en politique. Il y a 24 heures, personne voyait ça venir. Il y a beaucoup de talent au PQ et dans les instances. Ils vont prendre le temps qu'il faut [pour élire un chef]. Pour le moment, tous vont être en soutien avec Pierre Karl.» - L'ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe

«Il a amorcé un mouvement d'ouverture au Parti québécois en affirmant que le parti n'avait pas le monopole de l'indépendance. [...] C'était un geste qui était sans précédent et très important pour l'ensemble du mouvement indépendantiste.» - Sol Zanetti, chef d'Option nationale

«Son inestimable connaissance de l'économie, le cap qu'il avait mis sur la convergence, l'énergie qu'il déployait au quotidien par des tournées incessantes, tout cela avait confondu les sceptiques, dont j'étais.» - Jean-François Lisée, député de Rosemont et ex-candidat à la chefferie du Parti québécois contre Pierre Karl Péladeau

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