La «convergence» bat déjà de l'aile

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«On voit à quel point il y a une divergence de vision», a déclaré jeudi Amir Khadir.

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(Québec) «Essentielle» aux yeux du péquiste Pierre Karl Péladeau, la «convergence» bat de l'aile avant même d'avoir pu prendre son envol, affirment les solidaires Amir Khadir et Manon Massé. Le refus du Parti québécois (PQ) de s'associer à leur volonté de faire passer le salaire minimum à 15 $ l'heure d'ici 2018 au Québec n'est pas de nature à favoriser le moindre rapprochement sérieux entre eux, préviennent-ils.

Les solidaires ne s'attendaient pas à voir les élus libéraux et caquistes souscrire à leur motion demandant au gouvernement de s'engager dans un processus hissant le salaire minimum au «seuil viable de 15 $ par heure d'ici la fin de la présente législature» - pour reprendre leurs mots.

Mais ils soutiennent avoir été surpris et déçus de constater que le Parti québécois ne se soit pas joint à leur proposition. Le fait est révélateur, insiste la députée Manon Massé.

«On voit à quel point il y a une divergence de vision», a de son côté noté, presque sourire en coin, son collègue Amir Khadir. Les éléments de divergence entre Québec solidaire et le Parti québécois sont nombreux, a-t-il pris soin d'ajouter. «La réaction des autres partis démontre que Québec solidaire est le seul à se préoccuper des petits salariés», a fait valoir Mme Massé.

Le texte qu'elle avait présenté aux autres groupes politiques invitait l'Assemblée nationale à «reconnaître que tous les travailleurs et travailleuses qui travaillent à temps plein ont droit à un salaire viable et qu'ils ne devraient pas vivre dans la pauvreté».

Scepticisme

Manon Massé ne croit pas que le Parti québécois ait toujours eu à coeur la progression du salaire minimum, comme l'a suggéré le péquiste Alexandre Cloutier quelques instants avant qu'elle ne prenne la parole dans une salle de conférence de presse de l'Assemblée nationale, jeudi.

Elle se souvient qu'en 2000, sa collègue Françoise David, à la tête de la Marche mondiale des femmes, avait forcé le gouvernement de Lucien Bouchard à dégeler le salaire minimum, qui était fixé à 6,90 $ l'heure depuis octobre 1998 à ce moment-là. Il avait fini par être haussé, mais de 10 sous seulement, avait déploré Mme David à l'époque.

Hausse de 20 cents

À compter de dimanche, 1er mai, le «taux général» du salaire minimum passera de 10,55 $ l'heure à 10,75 $ au Québec. Le taux pour les travailleurs à pourboire grimpera de 15 sous. Il s'établira à 9,20 $.

Dans son ensemble, le milieu des affaires est opposé à une hausse du salaire minimum à 15 $. Une telle augmentation serait refilée aux consommateurs, ce qui pourrait en faire fuir et, par ricochet, mettre en péril bien des petits commerces, fait-il savoir.

Au Parti québécois, plusieurs chuchotent que Québec solidaire s'amuse sinon à bousiller toute éventuelle alliance, à tout le moins à faire monter les enchères.

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