Les partis à l'Assemblée nationale consentent à ouvrir leurs livres

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(Québec) Tous les partis acceptent d'ouvrir leurs livres comptables des 20 dernières années pour laver plus blanc que blanc en matière de financement politique. Mais le DGE n'est pas certain de pouvoir y trouver quoi que ce soit d'utile.

Talonné par les partis d'opposition, le premier ministre Philippe Couillard s'est dit favorable à ce que le Directeur général des élections (DGE) procède à un examen complet des finances du Parti libéral du Québec des 20 dernières années. Un pouvoir que le DGE a déjà, a insisté M. Couillard.

Il a aussi montré de l'ouverture à une prolongation du délai de prescription au-delà duquel le DGE ne peut plus poursuivre ou réclamer le remboursement d'une contribution illégale. Il est actuellement de cinq ans. Le gouvernement planche sur un projet de loi qui le ferait passer à sept ans, en conformité avec une recommandation du rapport Charbonneau. Mercredi, M. Couillard a soutenu que, si le DGE démontre l'utilité de remonter plus loin dans le temps, il n'est pas fermé à l'idée. 

«Notre enjeu est de voir si on pourrait avoir accès à toute l'information dont on a besoin», explique Julie St-Arnaud-Drolet, porte-parole au DGE. Pour mener leurs vérifications, les enquêteurs doivent avoir accès à des documents : factures, reçus de contribution, relevés bancaires. Or, le délai habituel de conservation - notamment pour les institutions financières - est de sept ans. Et les partis politiques sont tenus de conserver leurs pièces justificatives pendant cinq ans seulement, explique la porte-parole. 

«Il faut voir si les partis politiques seraient en mesure de fournir des pièces pour nous aider à faire le travail de vérification pour les 20 dernières années», souligne Mme St-Arnaud-Drolet. 

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, espère éclaircir la comptabilité de la fameuse «127e circonscription» du Parti libéral du Québec (PLQ) qui hébergeait le financement sectoriel versé au «national». Il exige aussi que les libéraux fournissent leur comptabilité par circonscription afin d'avoir une meilleure idée des objectifs de financement fixé aux ministres libéraux à travers le temps. M. Péladeau offre aussi d'ouvrir les livres du Parti québécois. «Est-ce qu'il y a eu des éléments susceptibles de soulever des questions, des problématiques? demande le chef péquiste. Il y en a eu certainement. Nous souhaitons faire en sorte de les évacuer.»

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, veut aussi aller «au fond des choses pour que les Québécois puissent retrouver enfin confiance dans tous les partis». Il s'interroge particulièrement sur les montants qui ont pu être collectés par Marc-Yvan Côté, ex-organisateur banni du Parti libéral du Canada et arrêté par l'Unité permanente anticorruption. M. Legault demande à ce que les libéraux mettent de côté l'argent récolté par M. Côté et ne l'utilisent pour des élections. 

Une motion demandant une enquête du DGE sur le financement des partis politiques et un rapport «au plus tard le 1er juin 2018» a été bloquée par le PLQ, mercredi. Ce qui amène le député solidaire Amir Khadir à croire que le premier ministre Couillard «a perdu son bluff». «Pris de panique, il recule», a déclaré M. Khadir.

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