Les oppositions applaudissent la «stabilité» des cibles d'immigration

La Coalition avenir Québec et le Parti québécois parlent d'un «recul». Mais ils... (Photothèque Le Soleil, Ivanoh Demers, La Presse)

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(Québec) La Coalition avenir Québec et le Parti québécois parlent d'un «recul». Mais ils se réjouissent du fait que le Québec s'en tiendra jusqu'à nouvel ordre à l'accueil de quelque 50 000 nouveaux immigrants par année plutôt que 60 000.

«La ministre de l'Immigration a stoppé court aux spéculations», s'est félicité le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.

«Je suis content d'apprendre que la ministre recule sur l'augmentation des seuils d'immigration», a renchéri le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault. Il a rappelé que le premier ministre Philippe Couillard l'a récemment accusé «de souffler sur les braises de l'intolérance».

«M. Couillard s'est dessoufflé, s'est-il moqué. Je pense que c'est une victoire pour la Coalition avenir Québec et une victoire pour les Québécois.»

«On a de la difficulté à intégrer 50 000 immigrants», a soutenu M. Legault pour justifier sa propre position.

Dans une entrevue accordée mardi au Soleil, la ministre de l'Immigration du Québec, Kathleen Weil, a fait valoir qu'«il est difficilement envisageable de prévoir autre chose qu'une stabilité relative» pendant la «période de transition»; autrement dit, pendant la période d'implantation du «nouveau système d'immigration» découlant de la loi adoptée le 6 avril à l'Assemblée nationale.

L'implantation des mesures liées au nouveau système d'immigration débutera sous peu. Mais celui-ci ne livrera probablement tous ses fruits qu'en 2019, selon Mme Weil. Voilà pourquoi elle croit nécessaire de s'en tenir à une «stabilité relative» en 2017 et vraisemblablement encore en 2018.

Une façon d'indiquer que le Québec continuera d'accueillir entre 49 500 et 51 500 immigrants durant ces années-là, ou à peine plus.

En plusieurs années?

Mercredi, à l'Assemblée nationale, Kathleen Weil et Philippe Couillard ont nié tout recul, bien que le premier ministre ait déjà déclaré que l'hypothèse de hausser le nombre d'immigrants à 60 000 par année, figurant dans un document de réflexion, était la «proposition» du gouvernement.

Mercredi encore, M. Couillard a laissé entendre qu'un jour le Québec devra très certainement se diriger vers ce niveau. «Il faudra progressivement augmenter notre accueil, a-t-il avancé. On le fera de façon correcte. Et on va d'ici là maximiser nos efforts d'intégration.»

«Ce qui se passe, c'est qu'on manque de travailleurs au Québec. On manque de travailleurs qualifiés. On manque de monde pour occuper les emplois disponibles. Il n'y a pas que l'immigration comme réponse, mais c'est une réponse incontournable.»

Contre-attaquant, il a de nouveau laissé entendre que les partis d'opposition cherchent à instrumentaliser le dossier de l'immigration. «Je n'accepterai pas qu'on présente à mots couverts l'immigration comme une menace au Québec; une menace à l'identité ou, encore pire, une menace à un projet politique.»

Les cibles formellement proposées par le gouvernement seront dévoilées dans le plan pluriannuel d'immigration que présentera Kathleen Weil d'ici la fin mai ou au début juin. Elles seront par la suite soumises à une série de consultations publiques à la fin août ou au début septembre, d'après ce qui est envisagé pour l'heure.

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