Charest «premier suspect» des crimes du PLQ, dit Khadir

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Le député de Québec Solidaire Amir Khadir

La Presse, David Boily

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(Québec) Jean Charest est le «premier suspect» parce qu'il était aux commandes de la machine libérale lorsqu'elle a «commis des crimes», accuse Amir Khadir, qui défie l'ancien premier ministre de le poursuivre s'il dit faux.

Le député de Québec solidaire (QS) n'accorde aucune crédibilité aux propos de M. Charest, lundi, selon lesquels il aurait dirigé un gouvernement «honnête et intègre».

Le PLQ, dit-il, a fait du financement illégal pendant une période de 15 ans. «C'est M. Charest qui disait avoir les deux mains sur le volant, a déclaré le député de Mercier. C'est un véhicule qui a dérapé vers la corruption, vers le trafic d'influence, vers la fraude pour ramasser de l'argent. Donc, c'est lui le responsable. C'est lui qui tenait le volant.»

La population s'attend à ce que l'Unité permanente anticorruption frappe fort et «attrape les gros poissons». «C'est sûr que dans la tête des gens, M. Charest est gravement accusé, a déclaré M. Khadir. C'est le premier suspect dans toutes ces affaires-là». 

Le député solidaire n'a pas prononcé ses paroles sous l'immunité parlementaire qu'aurait pu lui offrir le salon bleu. Mais il a lui-même invité M. Charest à le traîner devant les tribunaux s'il estime qu'il s'agit de mensonges. «Il est avocat, a noté M. Khadir. Il a un grand cabinet. Je le mets au défi. Si c'est faux [...], qu'il me poursuive.»

Au passage, M. Khadir lance que l'actuel leader de l'opposition, Jean-Marc Fournier, était au «centre des décisions» dans les «pires moments» du PLQ qui ont permis «le détournement de fonds publics pour graisser la patte d'entreprises amies du parti au pouvoir». 

«Jean Charest, Philippe Couillard, Jean-Marc Fournier, Nathalie Normandeau et Sam Hamad font partie du même orchestre qui a orchestré la corruption et la collusion dans l'octroi des contrats publics et le financement du PLQ», a chargé le député de QS. 

La réponse de l'ancien premier ministre est parvenue par la voie de la firme d'avocats dont il fait partie. «De toute évidence, M. Khadir souffre d'une obsession à l'endroit de M. Charest, a indiqué Grégory Larroque, de chez McCarthy Tétrault. Ses propos sont totalement gratuits.»

PKP sceptique

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau ne croit «pas du tout» que M. Charest ait dirigé un gouvernement «honnête et intègre». Il évoque l'arrestation de Nathalie Normandeau, le cas de Tony Tomassi, les tergiversations avant de mettre sur pied la commission Charbonneau. 

«Nous devons nous rendre à l'évidence, après les accusations qui ont été portées, il y a certainement quelque chose qui s'est produit, a dit M. Péladeau. Moi, c'est ma conviction.»

Des changements importants ont été apportés aux pratiques et d'autres seront faits, a fait valoir la ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques, Rita de Santis. «Je ne dis pas que dans le passé, peut-être, il y a eu un comportement douteux par certaines personnes, a-t-elle noté. Le Directeur général des élections et l'UPAC font leur travail.»

Le chef caquiste François Legault demande toujours aux libéraux de mettre dans un compte «l'argent sale» qui a pu être amassé au fil des ans. «M. Couillard essaie de se distancer de Jean Charest, mais en même temps, il veut garder l'argent qui a été collecté pendant l'ère Charest», a-t-il déclaré.

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