Les députés du NPD prêts à garder Mulcair... en attendant

Des délégués du NPD ont déployé une bannière... (PC, Jason Franson)

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Des délégués du NPD ont déployé une bannière au message sans équivoque lors du Congrès national du parti tenu à Edmonton, en fin de semaine.

PC, Jason Franson

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Lina Dib
La Presse Canadienne
Ottawa

Douloureux lendemain de veille pour les élus néo-démocrates qui sont rentrés à Ottawa après un congrès où les militants ont montré la porte à Thomas Mulcair.

M. Mulcair ne s'est pas présenté aux Communes, lundi. Mais à une ou deux exceptions près, ses collègues députés étaient prêts à le garder comme chef, en attendant son successeur dans un ou deux ans.

C'est ainsi qu'ils ont choisi d'interpréter le geste de dimanche de manière très technique.

«La question était : "Est-ce qu'on veut une élection à la chefferie? " Les délégués ont décidé ainsi. Mais notre chef reste notre chef. [...] Il est toujours chef du parti tant et aussi longtemps que son successeur n'est pas choisi. Alors, s'il veut continuer dans ce rôle, moi je l'appuie pleinement», a offert Peter Julian, député de Colombie-Britannique, à son arrivée aux Communes, lundi matin.

Cette compréhension des choses a été reprise en écho par presque tous ses collègues à leur arrivée en après-midi. Pierre-Luc Dusseault, député de Sherbrooke, faisait exception.

«Faut clarifier qui sera là par intérim. Est-ce que ce sera lui? Est-ce que ce sera quelqu'un d'autre?» s'est demandé M. Dusseault, croyant que la chose serait réglée au retour de M. Mulcair sur la colline, mercredi.

M. Dusseault n'était pas prêt à dire que M. Mulcair est le chef intérimaire qu'il faut. «Je n'ai pas encore fait mon idée sur cette question-là. Ça va être une discussion à avoir avec les membres de notre caucus pour savoir si cette situation-là serait l'idéal», a-t-il confié.

En sursis

Don Davies, député de Vancouver-Kingsway, est l'autre élu qui exprimait des doutes, lundi. Quant à lui, le sort de M. Mulcair est en sursis.

«Vous savez, les chiffres veulent dire quelque chose», a insisté M. Davies, en soulignant les 48 % d'appui obtenus par le chef néo-démocrate au vote de dimanche. «D'après moi, ce sera très difficile pour M. Mulcair de rester là jusqu'à l'élection du prochain chef dans un an et demi», a-t-il tranché, ajoutant qu'il veut discuter tout de suite du choix du chef intérimaire, pas convaincu que ce devrait être M. Mulcair.

Moins tranchant, le député montréalais Alexandre Boulerice pourrait tout de même se montrer impatient.

«Ce qui va se passer dans un an, c'est impossible de le dire. Ça va dépendre à quel point M. Mulcair est confortable de faire ce travail-là longtemps, à quel point le caucus est à l'aise avec ça, aussi», a-t-il dit en entrevue téléphonique, avant de conclure qu'il faudrait laisser M. Mulcair à son poste «pour les semaines qui viennent [...] jusqu'à au moins la fin de la session au moins de juin».

Dimanche, après avoir accusé le coup, M. Mulcair a déclaré qu'il resterait à la tête du NPD en attendant son successeur.

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