Le maire de Donnacona devient dg: deux précédents en Beauce

Sylvain Germain a créé une commotion à Donnacona... (Photothèque Le Soleil)

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Sylvain Germain a créé une commotion à Donnacona quand il a décidé de quitter son poste de maire de la ville afin d'y devenir directeur général, un poste qu'il a obtenu sans qu'il y ait affichage.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Alors que le maire de Donnacona, Sylvain Germain, vient de quitter son siège vendredi et deviendra le nouveau directeur général de la Ville mardi, deux précédents survenus en Beauce donnent une idée de ce qui pourrait l'attendre.

Le directeur général du village de La Guadeloupe, Marc-André Doyle, a été en poste de 1982 à 1996, puis depuis 2006. Il avait été maire de la municipalité de 1800 habitants en 2005 et en 2006 avant de refaire le saut à la direction générale.

«Il y avait eu des débats publics suite à ma seconde nomination, mais c'était surtout parce que j'avais négocié mon salaire. Je quittais un emploi à la Fédération québécoise des municipalités, où je gagnais 125 000 $ par année. Je voulais revenir à la direction générale, mais je ne voulais pas crever de faim. C'est pour ça que j'ai demandé et obtenu un salaire de 75 000 $ par année. À l'époque, c'était une révolution dans les petits villages», explique M. Doyle.

Deux affichages

Contrairement à M. Germain, qui a été nommé sans affichage de poste, M. Doyle a dû se mesurer à d'autres candidats. «Le ministère [des Affaires municipales] n'oblige pas les municipalités à afficher le poste. Il dit même qu'il n'y a rien de mal à ne pas l'afficher. Ce n'est pas au niveau de la légalité, mais bien de l'éthique qu'une nomination sans affichage pose problème», estime l'ex-maire devenu dg.

M. Doyle a dû passer non pas par un, mais par deux appels de candidatures en 2006. «Au premier appel, il n'y avait pas assez de candidats sérieux au goût du conseil. Ils en ont donc fait un deuxième, auquel j'ai aussi participé et que j'ai gagné. Entre les deux, je n'ai eu aucun contact avec le reste du conseil», insiste-t-il.

Ce sont les relations difficiles entre le conseil et le directeur général de l'époque qui avaient amené la nécessité d'une embauche. «Quand le conseil a décidé de congédier le dg, je leur ai dit qu'ils me plaçaient dans une drôle de situation, car j'étais intéressé à déposer ma candidature. Je me suis retiré immédiatement du conseil. J'ai quitté en mars ou avril, et le processus de sélection a été complété en juillet», poursuit M. Doyle.

Différent à Saint-Éphrem

À Saint-Éphrem-de-Beauce, le maire Normand Roy se souvient de la nomination de son prédécesseur Luc Lemieux à la direction générale en 2013 puisqu'il était à l'époque conseiller municipal et maire suppléant de la municipalité de 2500 âmes.

Comme à Donnacona, Saint-Éphrem n'avait pas procédé par appel de candidatures. «C'était à la fin de septembre, l'année des élections générales, et le dg avait quitté sans préavis. Nous n'avions personne pour préparer le budget et les élections», résume M. Roy, qui jure que M. Lemieux l'avait avisé en août qu'il n'avait pas l'intention de solliciter un nouveau mandat.

«Il ne l'avait pas dit à tout le monde au conseil, mais à moi, il l'avait dit et il m'avait suggéré de me présenter à la mairie», poursuit M. Roy, qui a rencontré les autres membres du conseil à l'insu de M. Lemieux une fois tombée la nouvelle du départ du dg «Je voulais voir s'il était possible de le garder à la Ville, lui et ses 24 ans d'expérience, car je voyais les firmes d'ingénierie tourner autour de lui pour l'avoir comme lobbyiste.»

C'est parce qu'il voulait agir vite que M. Roy a suggéré d'y aller sans appel de candidatures. «On est allé chercher de l'information légale et on avait le droit d'agir ainsi. Si on avait fait un appel de candidatures, le nouveau dg serait rentré à la fin janvier : après les élections et après le dépôt du budget», justifie-t-il.

À quelques mois de l'élection qui allait le porter à la mairie, Normand Roy avoue qu'il s'est aussi fait poser des questions lors des séances du conseil. «J'ai dit aux citoyens de voter pour mon adversaire s'ils n'appuyaient pas ma décision. En bout de ligne, j'ai gagné avec 91,21 % des voix et, encore aujourd'hui, j'estime que l'embauche de M. Lemieux a été l'une de nos meilleures décisions», termine le maire de Saint-Éphrem.

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