Une alliance contre Couillard?

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Le Parti québécois cherche un partenaire. Il parle ouvertement d'alliances; tantôt avec Québec solidaire, tantôt avec la Coalition avenir Québec.

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(Québec) DÉCODAGE / Une seule chose pourrait ouvrir la porte à une alliance entre le Parti québécois de Pierre Karl Péladeau et la Coalition avenir Québec de François Legault: que le premier s'engage à ne pas tenir de référendum dans un prochain mandat.

Une hypothèse farfelue? Une hypothèse impensable pour M. Péladeau, qui s'est lancé en politique en scandant, poing levé, qu'il n'avait qu'un seul objectif, celui de faire du Québec un pays?

Au Parti québécois, comme à la Coalition avenir Québec, on fait régulièrement valoir que la division du vote d'opposition pourrait permettre aux libéraux de demeurer encore longtemps au pouvoir. On fait valoir qu'ils peuvent, à chaque début de campagne électorale, miser sur le fait qu'ils l'emporteront dans une quarantaine des 125 circonscriptions québécoises. Ce qui leur confère une bonne base de départ.

Le Parti québécois cherche un partenaire. Il parle ouvertement d'alliances; tantôt avec Québec solidaire, tantôt avec la Coalition avenir Québec.

Chaque fois que le thème revient dans l'actualité, les ténors de Québec solidaire rejettent cette avenue.

Cette semaine, le chef caquiste, François Legault, a fermé la porte à une alliance avec le Parti québécois. Parce qu'il prône la souveraineté du Québec, a-t-il expliqué.

Mais qui peut dire aujourd'hui si Pierre Karl Péladeau ne sera pas prêt à des contorsions circonstancielles pour parvenir à une entente avec les caquistes? Des péquistes se posent la question, en tout cas.

Le Parti québécois s'est engagé à annoncer avant les élections générales d'octobre 2018 s'il tiendra ou pas un référendum dans un éventuel prochain mandat. Il s'est engagé à faire preuve de clarté. Il devra donc décider quelque chose.

S'il écartait officiellement la tenue d'un référendum dans un prochain mandat, une alliance quelconque pourrait-elle prendre forme avec la Coalition avenir Québec? La question peut et pourra se poser.

Poussons l'hypothèse jusqu'au bout. Le Parti québécois mettrait de côté la possibilité d'une consultation référendaire durant le prochain mandat en s'appuyant sur un motif politique qui serait présenté par le chef comme «préalable» et «supérieur», soit celui de «sortir les libéraux du pouvoir».

Tout mettre en oeuvre pour battre les libéraux deviendrait son leitmotiv. Et sa porte de sortie. Cela lui éviterait de foncer dans un mur. C'est qu'une majorité de Québécois continuent de ne pas souhaiter de référendum.

Politique-fiction? Si elle devait aller plus loin, cette idée se heurterait probablement à de sérieux obstacles. Même s'ils sont proportionnellement moins nombreux qu'ils l'ont déjà été, les militants péquistes tenant à un référendum dès un prochain mandat demeurent nombreux.

Il faut aussi compter avec le fait que les partis politiques sont des machines pour qui il serait contre nature de s'effacer ne serait-ce qu'en partie pour faire de la place à une autre organisation au sein d'une alliance, même si celle-ci ne devait qu'être circonstancielle.

Les montagnes russes

Quelle ironie! Le retrait complet de Sam Hamad du Conseil des ministres est survenu le jour même du deuxième anniversaire de l'arrivée au pouvoir des libéraux de Philippe Couillard. Quel anniversaire tumultueux!

L'avenir ne se prévoit pas. Les choses vont vite. Souvenons-nous : à la fin janvier, le jour du remaniement ministériel, M. Couillard disait entrevoir «des eaux plus tranquilles». Pour son gouvernement, les eaux n'ont jamais été aussi tumultueuses que ces derniers jours.

Les jeux électoraux ne sont jamais faits. La réalité déjoue les prévisions.

Depuis quelque temps, plus personne ne parle des difficultés de Pierre Karl Péladeau. Elles défrayaient pourtant la chronique il y a peu de temps. Certains croyaient même qu'il ne se rendrait pas jusqu'au scrutin de 2018.

En 2011, on se demandait si Pauline Marois se rendrait aux élections générales suivantes, celles qu'elle a gagnées (bien que de justesse) en 2012. Des députés péquistes avaient démissionné au printemps et une mutinerie s'était déclarée durant l'automne.

Au tournant 2013-2014, il semblait impossible que Phillippe Couillard puisse prendre le pouvoir quelques mois plus tard. L'affaire du tchador et le départ de la députée Fatima Houda-Pepin avaient créé une tempête politique.

Lorsqu'il a formé la Coalition avenir Québec, François Legault était crédité de près de 40 % des intentions de vote. Il a dû traverser des déserts politiques par la suite.

Il y a quelques semaines, les libéraux croyaient à la possibilité d'arracher la circonscription de Chicoutimi des mains du Parti québécois, où une partielle se déroulera lundi. Ils croyaient possible de renverser les 1600 voix de majorité récoltées par Stéphane Bédard en 2014.

Les responsables politiques sont sur des montagnes russes. Ils doivent avoir le coeur bien accroché.

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