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Un lapsus? (Infographie Le Soleil)

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(Québec) Un lapsus?

Bernard Drainville a réagi une énième fois à l'affaire Hamad, jeudi, et a eu la politesse de remercier ceux qui se sont déplacés pour son point de presse. Mais la formule choisie pour se décrire a fait sourire: «Vous êtes bien gentils d'être revenus pour une petite vite du député de l'opposition, chef de l'opposition...», avant de se reprendre: «Leader de l'opposition officielle». Chacun se souvient que M. Drainville était de la course à la chefferie du Parti québécois. Et qu'en 2009, la langue de l'ex-ministre Jacques Dupuis avait aussi fourché lorsqu'il avait appelé M. Drainville «monsieur le premier ministre». Il faut dire que le député de Marie-Victorin n'a pas manqué de visibilité et de temps de parole en chambre, cette semaine. Lui et son vis-à-vis libéral, Jean-Marc Fournier, se sont levés et assis tellement souvent sur l'affaire Hamad que la période de questions doit compter pour une séance d'entraînement pour eux.

Ma parole!

«Mon départ pour l'extérieur du Québec a été une décision guidée par l'émotion. Quand on se sent si injustement visé, quand on s'attaque à notre réputation et notre intégrité, on souhaite prendre une certaine distance. J'étais en colère, et la colère est une mauvaise conseillère.»

- Le député de Louis-Hébert, Sam Hamad

La précision est venue

Mardi matin, on pouvait lire ceci dans l'avis quotidien des activités publiques et médiatiques des ministres du gouvernement de Philippe Couillard: conférence de presse donnée par les ministres Martin Coiteux et Geoffrey Kelley «suite aux allégations rapportées à l'émission Enquête». Sur le coup, plusieurs ont cru que les deux ministres allaient commenter l'affaire Hamad. Le téléphone s'est mis à sonner un peu partout. Une précision s'imposait donc. Dans un second avis, on pouvait lire que la conférence de presse porterait sur les femmes autochtones. La précision était la bienvenue.

Caire fait son cinéma

Le député caquiste Éric Caire a puisé dans sa culture cinématographique pour trouver une image à accoler à Marc-Yvan Côté, ex-ministre et organisateur libéral arrêté par l'Unité permanente anticorruption. Depuis son bannissement du Parti libéral du Canada, M. Côté est une relation «toxique» pour tout acteur politique, entend-on à tout vent. Alors, pour M. Caire, pourquoi ne pas en parler comme de Toxique le ravageur. Films cultes pour certains, navets pour d'autres. La comparaison tient-elle la route? Le caquiste semble le croire. Beaucoup de la littérature sur le sujet en parle comme d'une oeuvre d'horreur de série Z, qui compte quand même quatre films. Le personnage principal est un superhéros hideux - Toxique - qui massacre des criminels de façons pour le moins singulières. Ça vaut ce que ça vaut.

Pourquoi «non conforme»?

Chaque début de périodes des questions, les députés présentent des pétitions. Plusieurs par jour. Fait à signaler: elles sont toujours «non conformes». C'est-à-dire qu'elles ne correspondent pas au modèle prescrit par l'Assemblée nationale. Ces dernières années, sur des centaines de pétitions, une seule, de mémoire d'observateur, a été jugée «conforme». Questions. Si elles ne sont jamais «conformes», et qu'elles sont tout de même déposées, pourquoi maintenir ce critère? Pourquoi demander chaque fois la permission de déposer une pétition «non conforme» si elle est systématiquement accordée? La procédure, semble-t-il.

L'équipe du Soleil à l'Assemblée nationale

  • Jean-Marc Salvet, chef de bureau
  • Gilbert Lavoie
  • Simon Boivin

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