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La CAQ veut généraliser le «vote libre» pour ses élus

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Le chef de la CAQ François Legault

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(Québec) Le «vote libre» pourrait devenir la règle plutôt que l'exception à la Coalition avenir Québec.

Le parti de François Legault a confirmé au Soleil qu'il lance une réflexion sur le sujet. Il l'amorce avec un «préjugé favorable».

L'autorisation donnée récemment par le chef de la CAQ à ses députés de pouvoir «voter librement» - sans l'imposition de la sacro-sainte «ligne de parti» - sur le projet de loi concernant le registre québécois des armes d'épaule pourrait être élargie d'ici quelque temps à d'autres domaines, indique le député caquiste Benoit Charette. Lui-même voit dans cette possibilité une avancée démocratique.

«Le vote libre doit naturellement être encadré lorsqu'il s'agit d'un vote de confiance envers le gouvernement, d'une mesure budgétaire ou d'un élément du programme sur lequel un élu a basé sa campagne électorale», précise M. Charette. Mais, ces balises installées, il reste «beaucoup de latitude pour améliorer nos pratiques», dit-il.

Le «leadership»

Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a récemment dénoncé le principe du vote libre - sauf dans le cas de questions dites morales. Le libéral a qualifié de démission politique la décision de M. Legault d'y recourir dans le dossier du registre des armes.

Selon lui, le chef caquiste a abdiqué sa responsabilité de donner une direction à son aile parlementaire et d'exercer un «leadership». 

Benoit Charette rétorque aujourd'hui à cette sortie : «Le véritable leadership d'un chef réside davantage dans sa capacité à faire confiance à ses députés plutôt que de leur imposer une ligne de parti qui ne reflète pas les différentes opinions de la population.»

Un argumentaire

En guise d'argumentaire, le député caquiste souligne que le vote libre a longtemps prévalu à l'Assemblée nationale. C'est au début de l'ère Duplessis que la ligne de parti a été érigée en principe.

De tous les parlements issus de la tradition parlementaire britannique, c'est au Québec que l'«on vote le moins librement», soutient Benoit Charette. À Londres, les députés «votent librement couramment».

M. Charette ne croit pas que le vote libre existe réellement au sein du Parti québécois. Il en veut pour preuve le fait que la direction péquiste a toujours annoncé clairement la tenue d'un vote libre lorsqu'il y en a eu un. Cela a été le cas au printemps 2014 sur les soins de fin de vie, ainsi qu'en 2011, sur le projet de loi 204 concernant l'amphithéâtre de Québec.

Les élus caquistes seront consultés sur la possible généralisation des votes libres au sein de leur groupe parlementaire. La discussion se poursuivra à l'interne.

Maintenant que cette possibilité est énoncée par l'un des leurs, avec l'autorisation de la direction du parti, on les imagine mal refuser ce que de nombreux députés de l'Assemblée nationale ont réclamé régulièrement depuis plus d'une génération.

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