Le DGEQ se penche sur l'affaire Hamad

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Le siège social de Premier Tech, à Rivière-du-Loup

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) «examine fortement» les allégations de financement politique illégal dont le président du Conseil du trésor, Sam Hamad, aurait bénéficié, a déclaré lundi une porte-parole.

Le DGEQ se penche sur le dossier à la suite de la diffusion d'un reportage démontrant que M. Hamad aurait pu recevoir des dons illégaux de la part de dirigeants de l'entreprise Premier Tech, a affirmé Alexandra Reny.

Normalement, le DGEQ amorce ses travaux avec une étape de vérifications, ce qui n'est pas le cas actuellement, a indiqué Mme Reny.

L'examen préalable en cours pourrait être suivi d'une étape de vérification, puis d'une enquête, a affirmé la porte-parole.

La semaine dernière, un reportage a mis en évidence les liens unissant M. Hamad et l'ancien organisateur et ministre libéral Marc-Yvan Côté.

Selon des courriels internes de Premier Tech cités par Radio-Canada, M. Hamad, qui s'est retiré volontairement de ses fonctions samedi, a transmis des informations stratégiques à M. Côté, vice-président du conseil d'administration de l'entreprise.

Lors d'une entrevue, lundi, Mme Reny a déclaré que le DGEQ examine si des représentants de l'entreprise, qui tentaient d'obtenir une aide financière supplémentaire du gouvernement, auraient pu faire des contributions illégales.

«On examine fortement la situation, a-t-elle dit. On n'est pas encore rendu à l'étape des vérifications.»

Mme Reny a affirmé que malgré l'ajout d'une étape d'examen, la procédure du DGEQ n'a pas changé lorsqu'un dossier suscite des questionnements relatifs à l'application de Loi électorale. «Ce qui peut mener à une enquête, c'est l'étape des vérifications; pour nous c'est une étape majeure, a-t-elle dit. Mais là on est à la première étape, sur trois.»

La semaine dernière, Premier Tech, active dans l'horticulture et le traitement des eaux, avait publié un communiqué de presse pour préciser que «toutes les contributions électorales faites par les dirigeants de Premier Tech, ou les membres de leur famille, ont été effectuées dans le plus strict respect des dispositions législatives applicables».

Image ternie

Certains dirigeants et administrateurs de Premier Tech, ainsi que des membres de leur famille, ont donné plus de 20 000 $ au Parti libéral du Québec (PLQ) de 2008 à 2012.

Après cette annonce, la société Premier Tech a accusé lundi le DGEQ de ternir «indûment» son image. Dans une réaction à cette décision annoncée lundi par le DGEQ, la directrice des relations publiques de l'entreprise, France Bégin Parent, a réfuté toute allégation que des membres de son personnel aient pu faire des contributions illégales.

«Les propos du DGE ternissent indument l'image de Premier Tech», a-t-elle écrit dans un courriel transmis à La Presse Canadienne. Mme Bégin Parent n'a pas voulu préciser si l'entreprise envisage des recours judiciaires contre l'organisme chargé de faire respecter la Loi électorale. «Nous n'avons rien à ajouter pour le moment et continuons de suivre le dossier», a-t-elle dit.

La semaine dernière, le Commissaire à l'éthique de l'Assemblée nationale a annoncé qu'il enquêtera sur les échanges de M. Hamad et M. Côté.

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