Un «test» pour Philippe Couillard, dit l'opposition

Pour le leader de l'opposition, Bernard Drainville, le... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Pour le leader de l'opposition, Bernard Drainville, le président du Conseil du trésor n'a plus la crédibilité pour accorder tous les contrats liés à sa fonction ou mettre en oeuvre les recommandations du rapport Charbonneau.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Philippe Couillard sera jugé sur sa réaction au dévoilement de courriels qui impliquent Sam Hamad dans ce qui a des «apparences de trafic d'influence», soutient l'opposition. Le président du Conseil du trésor demande lui-même au commissaire à l'éthique de faire la lumière sur l'affaire.

Les communications révélées entre Marc-Yvan Côté, ex-ministre et organisateur libéral, et les dirigeants de l'entreprise Premier Tech commandent l'exclusion de leur «ami Sam» du conseil des ministres et du caucus libéral, ont réitéré le Parti québécois et la Coalition avenir Québec, vendredi.

Pour le leader de l'opposition, Bernard Drainville, le président du Conseil du trésor n'a plus la crédibilité pour accorder tous les contrats liés à sa fonction ou mettre en oeuvre les recommandations du rapport Charbonneau.

M. Hamad agit à son avis avec «désinvolture» en qualifiant de «pétard mouillé» le reportage de Radio-Canada. Autant le commissaire à l'éthique, à qui il enverra une plainte dès vendredi, que l'UPAC doivent se pencher sur l'affaire. Selon M. Drainville, le ministre Hamad a permis à Premier Tech de passer «du forfait régulier au forfait libéral, au forfait Marc-Yvan Côté».

Il faut savoir si les subventions du ministère du Développement économique et les prêts d'Investissement Québec à l'entreprise ont augmenté grâce aux interventions de M. Hamad, dit M. Drainville.

En attendant, «le premier ministre doit demander à Sam Hamad de se retirer du Conseil des ministres et se retirer du caucus», a demandé M. Drainville.

24 heures

Pour le caquiste Éric Caire, Philippe Couillard a 24 heures pour démontrer son leadership. Il doit montrer la porte à son député s'il veut «être pris au sérieux» lorsqu'il dit que le PLQ a changé. Entre outre, M. Hamad n'a plus la crédibilité pour porter le projet de loi sur les sonneurs d'alerte, croit-il.

«On verra si M. Couillard se comporte comme le chef du PLQ, comme l'ami de Sam Hamad ou comme premier ministre de tous les Québécois», a dit M. Caire, qui souhaite aussi que le commissaire au lobbyisme mène une enquête.

En avant-midi, le bureau du premier ministre a fait savoir qu'il n'avait pas de réaction publique prévue pour le moment.

Le cabinet de Sam Hamad a fait savoir que le ministre a lui-même écrit au commissaire à l'éthique une lettre dans laquelle «il se rend disponible et offre son entière collaboration afin que les vérifications jugées nécessaires soient faites à la suite des allégations formulées» par l'émission Enquête.

Le ministre-député de Louis-Hébert et responsable de la Capitale nationale estime qu'il n'a rien à se reprocher et qu'il n'a fait que «son travail».

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