Trudeau défend le déficit de 29,4 milliards $

Justin Trudeau et Bill Morneau... (Photo PC)

Agrandir

Justin Trudeau et Bill Morneau

Photo PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Lina Dib
La Presse Canadienne
Ottawa

Obligé d'expliquer un déficit trois fois plus élevé que prévu, le premier ministre Justin Trudeau dit qu'il n'est pas question de calculs mathématiques, mais bien de la vie des gens.

M. Trudeau faisait une petite tournée d'entrevues mercredi matin - deux antennes radio à Ottawa et deux stations de télévision dans l'ouest du pays.

À tous ces micros, le premier ministre a répété que le temps est idéal pour faire des emprunts et tenter ainsi de relancer l'économie canadienne.

Comme son ministre des Finances la veille, il a prédit que si l'économie croît suffisamment, l'équilibre budgétaire serait au bout du chemin. Mardi, le ministre Bill Morneau parlait, dans ces conditions, d'un budget équilibré dans cinq ans.

Devant l'insistance de l'animateur à la radio de Radio-Canada en Outaouais, M. Trudeau a dit que ses dépenses ne se faisaient pas «dans le néant» ou pour un «calcul mathématique».

«Ce n'est pas un calcul mathématique, c'est de l'argent investi dans la vie des gens qui va avoir un impact positif, réel, dans leur vie. Et ça, c'est une bonne chose parce que les gens en ont besoin», a-t-il répondu à Philippe Marcoux.

Puis, il a cité les projets d'infrastructure qui faciliteraient les déplacements des travailleurs et les allocations pour les enfants qui allègeraient le fardeau des familles.

«C'est des dépenses qu'on fait, des investissements qu'on fait, pour du transport collectif, pour aider les gens à se rendre au travail de façon plus efficace, pour investir dans nos routes, dans nos ports, pour aider les familles qui sont en train de vivre des moments d'endettement extrêmement élevés, qui ont besoin d'avoir de l'optimisme et de la confiance», a-t-il insisté.

«Le temps d'investir, c'est maintenant»

Pendant les quatre entrevues, le premier ministre a décliné sur tous les tons qu'il serait «insensé» de ne pas profiter des bas taux d'intérêt et du bas ratio dette-PIB pour emprunter maintenant et investir.

«Nous avons l'espace fiscal nécessaire. Le temps d'investir, c'est maintenant», a-t-il dit à l'émission matinale de Global TV en Colombie britannique.

Pour ce qui est d'expliquer un déficit trois fois plus important que promis pendant la campagne électorale, il s'en est remis à la situation économique, au bas prix du pétrole.

«On avait à peu près 10 milliards $ d'investissement à faire dans l'économie. Avec l'économie qui s'est détériorée, le point de départ, ce n'est pas autour de l'équilibre budgétaire, c'est à presque moins 20 (...), alors on ajoute 11 milliards $ de nouvelles dépenses (...) ce qui fait un déficit de presque 30 milliards $», a-t-il justifié.

Les conservateurs critiquent vivement

L'opposition conservatrice ne se laisse pas convaincre.

À son arrivée au parlement mercredi matin, le député Gérard Deltell est tombé à bras raccourcis sur le gouvernement libéral et son déficit.

«Désolé, mais tant M. Morneau que M. Trudeau n'ont aucune crédibilité quand vient le temps de parler de retour à l'équilibre budgétaire ou de tout petit déficit, ils l'ont démontré de façon insultante pour l'intelligence publique, hier», a lancé le député.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer