Rosaire Bertrand «abasourdi» par l'arrestation d'Ernest Murray

Ernest Murray lors de son témoignage devant la commission... (Archives La Presse)

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Ernest Murray lors de son témoignage devant la commission Charbonneau en juin dernier.

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(Québec) L'ex-député de Charlevoix Rosaire Bertrand s'est dit «sous le choc», jeudi matin, après avoir appris la nouvelle de l'arrestation par l'UPAC de celui qui a été son attaché politique pendant plusieurs années, Ernest Murray.

«Ça n'a aucun sens, je suis abasourdi», a brièvement commenté au Soleil l'ancien député péquiste, qui connaît Ernest Murray depuis une vingtaine d'années, un homme «professionnel et intègre», selon lui.

«Il a travaillé à mon bureau d'assurances, puis ensuite à mon bureau de comté. Pour moi, son arrestation n'a aucun sens, je ne vois pas la justification de tout ça. À mon sens, ce qui a été rapporté à l'époque [à la commission Charbonneau], ce n'était pas suffisant pour mener à son arrestation», a dit Rosaire Bertrand, qui a hâte d'en savoir plus sur les motifs de l'arrestation de son ami.

Marois au courant

Le 9 juin 2014, Ernest Murray avait raconté devant la commission Charbonneau avoir demandé et obtenu 10 000 $ d'un ingénieur de la firme de génie-conseil Roche parce qu'il était incapable d'atteindre les objectifs de financement pour la campagne de 2008 de Pauline Marois, dont il a aussi dirigé le bureau de circonscription. L'ingénieur de Roche était disposé à aider M. Murray dans l'espoir d'obtenir des contrats en retour, mais il lui a demandé de trouver des prête-noms afin de justifier les dons.

Ernest Murray avait également affirmé que Pauline Marois avait été mise au courant de l'implication de Roche dans sa campagne après coup. «Mme Marois est plus allumée que moi dans ces domaines-là», avait-il expliqué. «Je lui ai mentionné, parce que c'était quelque chose qui était important», avait-il ajouté, précisant que l'ancienne chef péquiste ne l'avait pas réprimandé pour sa conduite.

En entrevue à La Presse, en janvier, alors qu'il venait de recevoir un avis l'informant qu'il pourrait être blâmé dans le rapport final de la commission Charbonneau, M. Murray avait dit avoir «été honnête» pendant son témoignage et avoir «tourné la page».  

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