Frappe de l'UPAC: Couillard doit prendre la responsabilité, dit le PQ

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Le député du Parti québécois Pascal Bérubé a affirmé que Philippe Couillard doit reconnaître, à la suite de l'arrestation de libéraux influents, l'existence d'un système de trafic d'influence.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le premier ministre Philippe Couillard doit prendre la responsabilité des gestes commis par des représentants du Parti libéral du Québec dont il est chef, a réclamé l'opposition péquiste.

Le député du Parti québécois Pascal Bérubé a affirmé que M. Couillard doit reconnaître, à la suite de l'arrestation de libéraux influents, l'existence d'un système de trafic d'influence.

«Il doit cesser le déni, cesser de banaliser une situation extrêmement grave, a-t-il dit. Il doit cesser de nier l'existence d'un système au sein de son propre parti.»

La députée péquiste Agnès Maltais a soutenu que ces arrestations montrent qu'un lien a existé entre l'octroi de contrats gouvernementaux et le financement du PLQ.

«La police nous dit donc qu'il y avait un système libéral de financement politique en échange de contrats, a-t-elle dit. Les accusations portent sur un système organisé de corruption au plus haut niveau d'un gouvernement, pendant des années, cinq ans.»

Toujours d'actualité, selon le PQ

Mme Maltais a affirmé que M. Couillard, qui a siégé pendant cinq ans aux côtés de l'ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau, ne peut pas prétendre que les faits allégués remontent à une autre époque.

«En tant que chef du Parti libéral, Philippe Couillard doit dès maintenant cesser de balayer ces questions sous le tapis et prendre ses responsabilités pour les gestes commis par des gens de son parti», a-t-elle dit.

Jeudi, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a arrêté sept personnes, dont Mme Normandeau et l'ex-ministre Marc-Yvan Côté.

À ce sujet, M. Couillard a soutenu que ces faits remontent à une autre époque et que les réformes apportées ces dernières années aux règles de financement des partis politiques ont changé le contexte.

Selon le premier ministre, l'abaissement du seuil maximal de contribution à 100 $ a été un élément déterminant qui a changé les façons de faire.

Sans vouloir minimiser l'importance de l'événement, le premier ministre a souligné que cette rafle souligne l'indépendance des services policiers.

«Souhaiter que justice soit faite»

M. Couillard a reconnu l'impact de l'arrestation de Mme Normandeau, tout en limitant sa réaction à celle requise par ses fonctions.

«C'est certain qu'on voit l'aspect personnel, mais étant donné mon rôle et mes fonctions, ma remarque doit se limiter à saluer l'indépendance du processus, la qualité également des actions menées par ces organismes-là et souhaiter que justice soit faite avec tous les principes que ça comprend dans notre société», a-t-il dit.

Dans un échange avec la presse parlementaire, M. Couillard a déclaré que ces arrestations témoignent d'une autre époque.

«Le parti que je dirige actuellement a une pratique exemplaire en financement politique, on fait du financement populaire», a-t-il dit.

Des élus de l'époque toujours présents

La députée de Québec solidaire Françoise David a affirmé que la déclaration de M. Couillard était prématurée, dans le contexte où des ministres en fonction actuellement étaient soumis aux anciennes exigences de récolter 100 000 $ en dons chaque année.

«C'est certainement prématuré de dire que ça n'a aucun rapport avec le Parti libéral actuel puisqu'il y a aujourd'hui à l'Assemblée nationale des députés et des ministres qui étaient là à cette époque-là, a-t-elle dit. Alors, on verra. Moi, je ne veux préjuger de rien, mais on verra, là, il y a quand même des gens qui sont encore là, il y a des ministres à 100 000 $ qui sont encore là.»

Selon Mme David, il ne faut pas exclure la possibilité que l'UPAC effectue d'autres arrestations.

«Je vous rappelle qu'il y avait quand même pas mal de gens du Parti libéral qui avaient été nommés dans le rapport de la commission Charbonneau, a-t-elle dit. Est-ce que toutes ces personnes vivront une arrestation? Nous n'en savons rien.»

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