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Immigration: le PQ appuie la CAQ

«Il a décidé d'interdire le débat sur le... (Archives PC)

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«Il a décidé d'interdire le débat sur le sujet en cette chambre» en taxant «d'intolérants, voire de xénophobes ou de racistes» ceux qui poseraient des questions, a lancé le péquiste Maka Kotto en parlant du premier ministre Philippe Couillard.

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(Québec) Le Parti québécois (PQ) fait cause commune avec la Coalition avenir Québec (CAQ) sur l'immigration.

Après le chef caquiste François Legault, mercredi, la députation péquiste a à son tour posé des questions, jeudi, au gouvernement de Philippe Couillard, qui propose de hausser de 50 000 à 60 000 le nombre de personnes qui immigreraient au Québec chaque année. Ces sorties péquistes, intervenues au Salon bleu, avaient valeur d'appui officiel au parti de François Legault dans ce dossier.

«Il a décidé d'interdire le débat sur le sujet en cette chambre» en taxant «d'intolérants, voire de xénophobes ou de racistes» ceux qui poseraient des questions, a lancé le péquiste Maka Kotto en parlant du premier ministre et en s'adressant à lui.

«On ne se taira pas», a renchéri son collègue Jean-François Lisée, toujours au Salon bleu, comme pour que tous comprennent que le PQ a pris fait et cause pour la CAQ.

Le premier ministre Philippe Couillard a accusé, mercredi, le chef caquiste François Legault de souffler «sur les braises de l'intolérance».

M. Legault est revenu à la charge à la période des questions, jeudi.  «Ce qu'on demande, c'est que les immigrants qui viennent s'établir au Québec apprennent le français. Selon les dernières données, celles de 2014, 41 % de ceux qui sont arrivés ne parlent pas français et 72 % de ceux-là ne suivent pas de cours de français.»

Il a ajouté ne pas comprendre «que le premier ministre soit aussi insensible à défendre notre identité».

Ce lien entre immigration et identité a refait bondir le principal concerné. «Il vient de dire que les nouveaux immigrants - de façon détournée- sont une menace à l'identité du Québec», a dénoncé Philippe Couillard. Il a assuré qu'il s'opposerait toujours à de tels propos.

Le premier ministre a mis d'autres statistiques en exergue : «Au cours des 20 dernières années, la proportion des immigrants qui connaissent le français au moment de leur admission a doublé, passant de 36,8 % à 61,3 %. En 2012, près de 86 % des personnes immigrantes admises au Québec étaient soit francophones, soit en processus de francisation, soit des enfants scolarisés en français», a-t-il fait valoir.

Deux «ex»

La députée caquiste Nathalie Roy relève que deux ministres libéraux, du temps où l'un était adéquiste et l'autre caquiste, Sébastien Proulx et Dominique Anglade, ont déjà estimé que le Québec devait réduire le nombre d'immigrants qu'il accueille tant qu'il ne mettrait pas tout en oeuvre pour les intégrer - ou, à tout le moins, qu'il ne devait pas hausser ses seuils d'admission.

La CAQ propose que les immigrants non francophones aient l'obligation de suivre des cours de français et des cours sur les valeurs québécoises. S'ils devaient les échouer, ils pourraient être expulsés du Québec au bout de trois ou quatre ans.

L'idée de faire passer de quelque 50 000 à 60 000 le nombre d'immigrants admis chaque année au Québec sera le sujet de consultations en commission parlementaire plus tard au printemps. Pour l'heure, elle est une «proposition» du gouvernement.

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