L'incorporation des médecins n'est pas immuable, prévient Couillard

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(Québec) Le premier ministre Philippe Couillard ne défend pas avec autant d'ardeur que son ministre de la Santé la possibilité qu'ont les médecins de s'incorporer à des fins fiscales. Il ne la juge pas sacrée.

«Il n'y a jamais rien d'intouchable. On est toujours ouverts aux débats», a déclaré mardi le chef du gouvernement, lui-même ancien ministre de la Santé.

«Il y a là-dedans une question d'équité par rapport aux autres professionnels», a enchaîné M. Couillard. Des mots qui, eux, correspondent à la thèse martelée par le ministre Gaétan Barrette, lequel ne voit pas pourquoi les professionnels que sont les médecins ne pourraient pas s'incorporer comme la plupart des membres des autres ordres professionnels du Québec.

Mais le premier ministre a ajouté un élément qui le distancie nettement des propos de M. Barrette : «Les médecins sont dans une catégorie spécifique parce qu'ils sont rémunérés largement avec les fonds publics. Alors c'est quelque chose dont il faut tenir compte dans leur situation, a déclaré Philippe Couillard. Ceci dit, on va voir quelles sont les conversations qu'on aura avec eux.»

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Gaétan Barette et Philippe Couillard

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Idée relancée par la CAQ

Le débat a resurgi dans l'actualité depuis que la Coalition avenir Québec, dimanche, a dit vouloir mettre un terme à l'incorporation des médecins. Le député François Paradis croit que les gouvernements du Québec et du Canada pourraient ainsi récupérer 150 millions $ par année. Québec pourrait ainsi mieux réinvestir dans les soins de santé à domicile, a-t-il fait valoir.

Gaétan Barrette avait tenu des propos très durs à ce moment-là. «C'est de la stigmatisation, de la petite politique de bas étage, c'est sectaire. C'est honteux de proposer ça», avait-il rétorqué.

Au Salon bleu

Le chef caquiste, François Legault, a pris un malin plaisir, mardi, à noter que «les médecins ont le droit de s'incorporer depuis 2007. Qui était le ministre de la Santé lorsque cette permission leur a été accordée? L'actuel premier ministre. Qui était le chef syndical? L'actuel ministre de la Santé».

«Une infirmière qui travaille sur un étage avec un médecin, avec les mêmes patients, n'a pas le droit à l'exemption fiscale, donc de s'incorporer. Mais le médecin y a droit. Où est la justice?»

Visant le ministre péquiste qu'a déjà été M. Legault, Philippe Couillard a renvoyé la balle à un gouvernement du Parti québécois : «Il faut savoir que c'est une loi qui a été déposée alors qu'il était lui-même au gouvernement du Québec. Elle permettait une incorporation de plusieurs professions, et personne n'a fait d'exception pour quelque profession que ce soit à l'époque, en 2002. Par la suite, il revenait aux ordres professionnels eux-mêmes de déposer une demande, selon les lois sur les ordres professionnels.»

«Le débat peut être fait, a répété M. Couillard. Il doit être fait. La discussion peut être faite, mais sur une base d'équité, sur une base rationnelle.»

Le chef libéral sait qu'il est toujours très difficile de retirer quelque chose qui a été offert.

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