Négos dans le secteur de la santé: après l'ultimatum, le compte à rebours

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(Québec) Après l'ultimatum, le compte à rebours. Des discussions se sont déroulées lundi entre le Conseil du trésor et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN. Mais tout indique qu'aucune conclusion positive n'est sortie de ces pourparlers et que le gouvernement de Philippe Couillard recourra rapidement à une loi spéciale.

Mardi, des représentants du Conseil du trésor du Québec rencontreront, après ceux de la FSSS, ceux de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE). Mais les espoirs de rapprochement sont quasi inexistants de ce côté-là aussi.

La FSSS et la FAE sont les deux syndicats à qui le président du Conseil du trésor, Sam Hamad, a lancé un ultimatum vendredi. M. Hamad avait dit laisser jusqu'à lundi minuit à la Fédération de la santé et des services sociaux le soin de «reconsidérer l'offre du gouvernement».

Il notait que le président de la CSN, Jacques Létourneau, à qui ce syndicat est affilié, a approuvé l'entente de principe intervenue à la mi-décembre - tout comme l'ensemble du front commun avec qui le Conseil du trésor a négocié pendant plus d'une année. M. Hamad soulignait de plus que trois des quatre fédérations de la CSN avaient entériné l'entente du 17 décembre.

Au gouvernement, personne, lundi, ne confirmait l'imminence de la présentation d'une loi spéciale. Mais les interlocuteurs laissaient entendre que la situation actuelle ne pourrait perdurer encore longtemps.

On rappelait que Sam Hamad avait déclaré vendredi qu'«il n'est pas question de donner davantage à un groupe qu'à un autre» et que «bonifier les offres pour la FAE et la FSSS dérogerait aux principes qui ont guidé les négociations».

Le ministre n'accordait pas d'entrevue lundi. Une façon pour lui de ne pas se commettre sur l'imminence d'une loi spéciale.

Problématiques «particulières» au SPGQ

Une autre organisation syndicale, le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, n'est pas partie prenante à l'entente de principe, elle non plus. Jusqu'ici, le gouvernement a voulu se montrer plus patient envers ce groupe de syndiqués. Il juge qu'il est aux prises avec des problématiques «particulières», notamment en ce qui a trait à l'«attraction» que peuvent exercer les entreprises du secteur privé sur ses membres.

L'entente

Pour mémoire, l'entente intervenue entre Québec et le front commun intersyndical à la mi-décembre prévoit les augmentations de salaire suivantes pour les employés de l'État :

En 2015 : un montant forfaitaire versé rétroactivement de 500 $ (1 %, basé sur un salaire annuel de 50 000 $).

En 2016 : 1,5 %.

En 2017 : 1,75 %.

En 2018 : 2 %.

En 2019 : un montant forfaitaire de 250 $ (0,5 %, basé sur un salaire d'un peu plus de 50 000 $).

Le produit de l'exercice de «relativité salariale» sera versé en 2019. Sa valeur moyenne est évaluée à 2,4 % par le gouvernement.

Les mesures touchant le régime de retraite seront effectives en 2019. L'âge de la retraite passera de 60 à 61 ans. La pénalité actuarielle pour une prise de retraite anticipée grimpera de 4 % à 6 %.

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