Québec dévoile une politique d'immigration basée sur le marché du travail

La ministre Kathleen Weil a annoncé lundi la... (La Presse Canadienne, Ryan Remiorz)

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La ministre Kathleen Weil a annoncé lundi la nouvelle politique d'immigration du gouvernement québécois, à laquelle est rattachée une somme de 42,5 millions $ sur cinq ans.

La Presse Canadienne, Ryan Remiorz

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Québec a annoncé sa nouvelle politique d'immigration, lundi à Montréal, sans y mettre encore de cible, mais en confirmant que les besoins du marché du travail en seront un élément déterminant.

La ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Kathleen Weil, a présenté les grandes lignes de cette politique, à laquelle une somme de 42,5 millions $ sur cinq ans est rattachée.

La future politique devrait permettre en 2017 de «mieux sélectionner, mieux intégrer et mieux vivre ensemble», a promis la ministre Weil.

Entre autres mesures, un processus de sélection en continu permettra de mieux cibler les candidats à l'immigration en fonction des besoins identifiés par Emploi Québec et les industries. On tiendra également compte des besoins en main-d'oeuvre des régions.

Lors de la dernière consultation menée par Québec, 60 % de l'immigration était fondée sur les besoins du marché du travail, a souligné la ministre Weil, qui veut faire passer la proportion à 70 %.

Les autorités promettent aussi de faciliter le passage du statut temporaire au statut permanent pour les étudiants étrangers et les travailleurs temporaires qualifiés.

Et, encore une fois, Québec affirme qu'il va faciliter la reconnaissance des diplômes et connaissances acquises à l'étranger - un litige qui date de plusieurs années avec certains ordres professionnels notamment.

Francisation en entreprise

De même, la francisation devrait se faire davantage en entreprise. «C'est important de placer la langue au centre de nos préoccupations», a dit la ministre.

Elle n'a toutefois pu préciser quelle proportion des 42,5 millions $ servira aux programmes de francisation. «On verra lorsqu'on va déposer nos crédits, mais l'argent est au rendez-vous pour supporter toutes les stratégies d'action», a-t-elle dit.

Québec espère également réduire les délais de demande d'immigration, qui sont actuellement d'un à quatre ans, pour les faire passer de trois à six mois, a promis la ministre Weil. De tels délais posent problème ici aussi, «parce qu'entre-temps, le marché du travail a changé», a souligné la ministre.

Au Québec, le taux d'emploi des personnes de 15 à 64 ans nées ici s'établissait à 73,1 % en 2014, alors qu'il était de 67,1 % pour les personnes immigrantes du même âge. Et pour les personnes d'immigration très récente, soit de moins de cinq ans, il était de 57,9 %, indique-t-on dans la politique.

La connaissance du français a progressé, mais elle ne suffit pas toujours pour s'intégrer au marché du travail. Ainsi, le taux d'emploi des personnes immigrantes qui connaissent le français seulement est de 48,6 % et leur taux de chômage atteint 14,5 %. Le bilinguisme anglais-français est souvent exigé pour eux aussi.

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