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(Québec) DÉCODAGE / Le mot de la semaine est convergence. À Trois-Rivières, la fin de semaine dernière, le Parti québécois a appelé à la convergence des forces souverainistes. Réunis à Vancouver ces derniers jours, les chefs de gouvernement du Canada ont dit qu'ils convergeaient dans le but de doter le pays d'un plan de réduction des gaz à effet de serre.

Converger, selon les dictionnaires, c'est tendre vers un même point. Sur le terrain politique, la convergence, à l'évidence, c'est ce qu'on peut faire de mieux quand on ne peut pas faire beaucoup...

Si rien n'a été décidé à Vancouver, si Ottawa n'a rien pu imposer aux provinces, c'est en raison de l'opposition de premiers ministres, comme celui de la Saskatchewan, lequel refuse toute idée de tarification du carbone. C'est aussi parce que des provinces comme le Québec ne veulent pas se faire dicter la marche à suivre.

Pour l'heure, Philippe Couillard ne peut qu'être ravi que Justin Trudeau ait déclaré que le fédéral ne s'immiscera pas dans les mécanismes mis en place là où le carbone est déjà tarifé.

Le Parti libéral du Canada n'a pas toujours été un adepte du fédéralisme asymétrique. Il a dû s'y résoudre parce que l'époque a changé. D'autres provinces que le Québec se sont émancipées au fil du temps.

Retenons pour l'heure que rien de concret n'a été décidé à Vancouver. Des groupes de travail seront formés. Les premiers ministres du Canada, des provinces et des territoires tenteront de converger davantage l'automne prochain.

Au-delà des décisions qui seront prises en matière de réduction des gaz à effet de serre, on retiendra aussi de la rencontre de Vancouver les désaccords sur le projet d'oléoduc Énergie Est.

Philippe Couillard a senti le besoin d'apaiser les tensions. Il a dit et répété que la demande d'injonction contre TransCanada ne visait aucunement à provoquer une querelle entre l'est et l'ouest du pays. On peut le croire. La dernière chose qu'il voudrait serait de donner du grain à moudre au Parti québécois.

Il devine que dans l'équipe de Pierre Karl Péladeau, certains pensent que ce n'est pas l'éventuelle convergence avec Québec solidaire et Option nationale qui suffira à elle seule à alimenter la popularité du mouvement souverainiste.

Ceux-là ne souhaitent pas nécessairement une crise avec le reste du Canada, ou avec une partie du Canada, mais ils se disent qu'une vraie chicane sur l'oléoduc ne ferait sans doute pas de tort... C'est pourquoi, sans le dire ouvertement, certains aiment bien le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall.

Un record

C'est une tendance lourde. Les partis d'opposition à l'Assemblée nationale du Québec présentent de plus en plus de projets de loi. Ils en ont «déposé» autour de 30 depuis l'élection du gouvernement de Philippe Couillard. C'est une espèce de record. La Coalition avenir Québec a été particulièrement active sur ce front.

La très grande majorité de ces projets de loi demeureront dans les limbes. C'est que nos gouvernements ont l'habitude de ne pas les soumettre aux débats parlementaires.

Jusqu'ici, la seule loi venant d'un parti d'opposition à avoir été adoptée est celle «proclamant la Journée Nelson Mandela». Elle a été présentée par le PQ.

Le seul projet de loi cheminant dans le dédale parlementaire vise à «protéger les droits des locataires aînés». Il est porté par Québec solidaire depuis le printemps 2014.

La vingtaine d'autres, à l'exception d'un seul, portant sur «la nomination de certains titulaires d'emplois supérieurs», ont tous été illico placés au congélateur par le gouvernement.

Pour les partis d'opposition, déposer un projet de loi, c'est formaliser une position. C'est une façon de se commettre, d'aller plus loin qu'une simple dénonciation.

Le libéral Jean-Marc Fournier, le péquiste Bernard Drainville et le caquiste François Bonnardel croient que la situation finira par évoluer, qu'une vraie réforme parlementaire devrait un jour faire en sorte que les projets de loi des partis d'opposition soient au moins débattus. À voir.

Pas d'empressement

L'idée d'un scrutin à la proportionnelle au Québec, ou comportant des éléments de proportionnalité, revient dans l'actualité comme un serpent de mer.

Le gouvernement de Philippe Couillard ne fermera pas la porte «à une réflexion pour améliorer notre démocratie». Mais il ne démontrera pas d'empressement particulier.

Avant de se prononcer, il attendra de connaître les contours du projet que présentera le gouvernement de Justin Trudeau, qui s'est engagé à avancer dans cette direction pour les élections fédérales. Pas d'empressement, pas d'enthousiasme?

Le plus dur dans ce débat récurrent est toujours de s'entendre sur les modalités. Oui à la proportionnelle, mais laquelle?

Les mises de Côté

Chaque semaine, découvrez une caricature laissée en plan par André-Philippe Côté.

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