Péladeau reste insatisfait après sa réunion avec Bombardier

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À l'issue de sa rencontre avec la direction de Bombardier, le chef de l'opposition, Pierre Karl Péladeau, a maintenu que Québec place les contribuables trop à risque en investissant 1,3 milliard $ dans une co-entreprise avec Bombardier spécifiquement pour les avions de la Série C.

La Presse, François Roy

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(Québec) La rencontre de Pierre Karl Péladeau avec la haute direction de Bombardier ne l'a pas fait changer d'avis sur l'entente passée avec le gouvernement Couillard pour développer la Série C.

La rencontre du président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare, n'aura pas porté plus de fruits avec M. Péladeau que celle tenue la semaine dernière avec le chef caquiste, François Legault.

«Je persiste à dire que cette transaction n'a pas été faite adéquatement et ça confirme l'amateurisme du gouvernement» en la matière, a déclaré le chef péquiste, lundi, au sortir de sa réunion avec les patrons de Bombardier.

Le chef de l'opposition maintient que Québec place les contribuables trop à risque en investissant 1,3 milliard $ dans une coentreprise avec Bombardier spécifiquement pour les avions de la Série C. Il serait plus prudent et plus avisé d'investir dans la maison-mère de Bombardier ou dans sa filiale aéronautique qui détient déjà des actifs avec d'autres types d'avions, réitère M. Péladeau.

«Nous persistons à penser que nous devons soutenir Bombardier, mais nous devons le faire au bon endroit, martèle le chef péquiste. Encore aujourd'hui, ce sont les contribuables du Québec qui vont assumer tous les risques de cette transaction sans en retirer les bénéfices.»

Les discussions qui ont duré près d'une heure et demie avec M. Bellemare n'ont pas convaincu M. Péladeau d'autre chose. Le patron de Bombardier a le devoir de protéger ses actionnaires, mais les politiciens doivent prendre la défense des contribuables, a insisté le chef péquiste.

Il s'interroge par ailleurs sur les raisons pour lesquelles l'entente, annoncée à l'automne, n'a pas été finalisée. M. Péladeau exhorte aussi le fédéral à venir appuyer Bombardier avec un investissement considérable.

«Il est plus que temps que le gouvernement fédéral fasse son travail, a déclaré M. Péladeau. [...] Il n'y a pas que l'industrie automobile ou du pétrole au Canada.»

Legault n'est pas convaincu

Vendredi dernier, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, fondateur d'Air Transat, n'a pas non plus été convaincu par sa rencontre avec M. Bellemare. L'entente doit être renégociée de manière à obtenir des garanties sur la protection des emplois et du maintien du siège social au Québec.

L'entreprise a indiqué vendredi que le débat politique autour de l'aide gouvernementale lui nuit parce que les critiques sont reprises par ses compétiteurs auprès des acheteurs potentiels.

Le premier ministre Philippe Couillard soutient que l'investissement spécifique dans la Série C est bien ciblé dans le secteur en croissance de Bombardier.

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