Le PQ adopte «un plan secret» vers la victoire

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Au terme du Conseil national du Parti québécois, le chef Pierre Karl Péladeau s'est  réjoui de l'adoption d'un «plan d'affaires solide».

Le Nouvelliste, Andréanne Lemire

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(Trois-Rivières) Le Parti québécois (PQ) s'est doté au cours de la fin de semaine d'un plan d'action secret sur trois ans qui doit les guider tout droit vers la victoire en 2018.

Au terme des travaux du conseil national de deux jours, dimanche, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau s'est réjoui de l'adoption de ce «plan d'affaires solide» discuté avec les délégués derrière des portes closes. 

«Ça va nous donner les outils pour aller à la rencontre des citoyens et mettre à contribution nos militants qui sont gonflés à bloc, extrêmement mobilisés et engagés vers la victoire», s'est enorgueilli le chef péquiste. 

L'architecte de son plan, le directeur général Alain Lupien, se limite aux grandes lignes. Il parle d'un scénario sur trois ans qui révise les outils de travail, les communications, la liaison avec les circonscriptions et l'approche des différentes clientèles électorales. 

«Vous comprendrez qu'on ne révélera pas les détails, a dit M. Lupien. [...] Il y a là-dedans des éléments qui remettent des opérations dans le temps qu'on ne souhaite pas que les adversaires ou d'autres prennent en compte.»

La majeure partie des discussions du conseil national du PQ se sont déroulées à huis clos. Autant celles sur le plan d'action que le nouveau partage du financement entre les circonscriptions et l'instance nationale du parti. «Il y a des éléments stratégiques, en fait, a reconnu le président du parti, Raymond Archambault. Les partis politiques ne diffusent pas leur stratégie interne comme ça. Chaque parti garde son plan secrètement.»

Le prochain congrès des membres du PQ aura lieu en juin 2017. Le nouveau programme du parti sera alors adopté. Avant cela, une proposition principale - une ébauche du programme que les militants pourront bonifier - sera dévoilée fin août, début septembre. Des indications devraient alors faire surface quant au sort que le PQ réserve à l'article 1 sur la souveraineté. 

Le chef Péladeau refuse toujours de dire s'il souhaite la tenue d'un référendum dans un premier mandat. Mais il maintient que son lit sera fait avant la prochaine campagne. «On ne dira pas aux militants quoi faire, assure le président Archambault. On n'empêche pas le débat. On laisse le débat se faire. Cette proposition principale ne sera pas téléguidée.»

L'école de formation lancée officiellement vendredi, qui offre des ateliers sur l'organisation et la communication de même que des argumentaires favorables à la cause souverainiste, fait partie du tableau. L'Institut sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI), un laboratoire d'idées souverainiste, doit être mis sur pied dans les prochains mois.

Scrutin proportionnel 

Les délégués péquistes ont adopté dimanche une résolution pour examiner une réforme du système électoral vers un mode de scrutin proportionnel. La veille, M. Péladeau, dans une main tendue vers Québec solidaire et Option nationale, s'est dit ouvert à envisager cette avenue. Le chef péquiste s'est engagé à poursuivre le dialogue en vue de la convergence des forces souverainistes. Dans son allocution de samedi, il a aussi fait une fleur à la CAQ en parlant des «questions légitimes» de François Legault dans le dossier Aveos. 

Le conseil national du PQ à Trois-Rivières est parvenu à se tenir loin des controverses, comme celle sur la partition du Québec, à Sherbrooke, qui avait perturbé ses activités en novembre. «Ça va bien», a claironné le chef Péladeau. «Nous travaillons efficacement et je pense que nous sommes dans la très bonne direction.»

Le gouvernement Couillard a eu la vie dure au cours des dernières semaines avec des dossiers économiques difficiles comme ceux de RONA, de Bombardier, d'Aveos, de Rio Tinto et d'Anticosti. L'opposition est parvenue à le placer sur la défensive. 

«On fait suer les libéraux et c'est de toute beauté», s'est régalé le leader parlementaire Bernard Drainville pendant la fin de semaine.

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Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault.

Archives Le Quotidien

Discorde sur Énergie Est

TROIS-RIVIÈRES - Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et son député Sylvain Gaudreault jouent à nouveau des notes discordantes dans le dossier de l'oléoduc d'Énergie Est.

Au deuxième jour d'un conseil national, le caractère définitif de l'opposition du Parti québécois (PQ) au projet de TransCanada n'a pu être garanti par le chef du parti. « Je réitère que le PQ s'est opposé au projet, a déclaré M. Péladeau. Maintenant, est-ce qu'il va s'opposer à jamais? Je ne peux pas vous donner la réponse définitive. C'est au parti et aux militants de décider. »

De son côté, le député de Jonquière et porte-parole aux Affaires municipales Sylvain Gaudreault est catégorique. La position du PQ contre le pipeline pour transporter le pétrole des sables bitumineux de l'Ouest est « définitive ». « On est contre le projet Énergie Est, a lancé M. Gaudreault. [...] Je ne sais plus dans quelle langue le dire. Il coulerait du 'Quick' aux fraises dedans qu'on serait contre le projet Énergie Est. » Le pipeline lui-même traverse des réserves d'eau potable, des rivières, le fleuve, des terres agricoles et d'autres milieux sensibles, a énuméré M. Gaudreault. L'infrastructure en elle-même est « très dommageable pour l'environnement ».

Confronté aux affirmations de son chef, M. Gaudreault a assuré n'y voir aucune contradiction. « Ce que j'ai compris, ce que je vous dis, ce que je vous confirme, c'est que nous sommes contre Énergie Est », a dit M. Gaudreault. « Maintenant, la balle est dans le camp du gouvernement. »

La région bien représentée

Myriam Gauthier - Une douzaine de délégués de la région ont pris part au Conseil national du Parti québécois (PQ) à Trois-Rivières en fin de semaine.La délégation de la circonscription de Lac-Saint-Jean a notamment présenté une résolution en faveur d'une politique sur la persévérance scolaire. Une résolution critiquant les primes totalisant 28 000 $ reçues par les cadres de l'UQAC, jugées non conformes par le Vérificateur général du Québec, a aussi été présentée par un jeune de la région.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, estime qu'il a assisté à l'un de ses « meilleurs conseils nationaux » en 30 ans. Selon lui, le chef Pierre Karl Péladeau est sur une nouvelle lancée qui pourra faire oublier les critiques essuyées sur plusieurs dossiers en janvier. « Tout ça est derrière nous. Le mois de février a été excellent pour nous. Avec le remaniement ministériel, la vente de Rona, Bombardier, le gouvernement a montré dans ces dossiers-là plusieurs contradictions », souligne-t-il.

Le site Internet leffetliberal.com a d'ailleurs été lancé en marge du Conseil national. Le site propose une carte interactive faite par le PQ, qui se veut un recensement de « toutes les coupes et pertes d'emploi résultant du gouvernement Couillard au Québec depuis 2014 », souligne le député Gaudreault.

Sur le site, pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, cinq points apparaissent sur la carte, totalisant la perte de quelque 500 emplois.

Le huis clos tenu dimanche a aussi été l'occasion de discuter de stratégie en vue des élections partielles dans Chicoutimi, qui seront le prochain rendez-vous électoral au Québec.

Élise Gauthier est l'une des trois candidats à... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 4.0

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Élise Gauthier est l'une des trois candidats à l'investiture péquiste dans Chicoutimi.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Investiture dans Chicoutimi

Myriam Gauthier - L'entrepreneure Mireille Jean, la militante souverainiste active Élise Gauthier, ainsi que le pompier Mario Gagnon seront les trois candidats à l'investiture péquiste dans Chicoutimi.

La période de mise en candidature, qui avait débuté le 5 février, s'est terminée dimanche à 17 h. Mireille Jean et Élise Gauthier avaient déjà déposé leur bulletin de candidature au milieu du mois. Mario Gagnon a déposé le sien vendredi, a précisé le président du conseil exécutif du PQ dans Chicoutimi, Loïc Chartier, lors d'un entretien avec Le Quotidien, en fin d'après-midi.

Aucune autre personne ne s'était manifestée dimanche, à quelque 30 minutes de la fin de la période de mise en candidature. Les trois candidats à l'investiture pourront faire campagne auprès des militants péquistes jusqu'à l'assemblée d'investiture qui aura lieu le 14 mars.

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