PKP tend une main à Québec solidaire et à Option nationale

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau... (La Presse, Ivanoh Demers)

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Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau s'est engagé à examiner l'idée d'un nouveau mode de répartition des sièges en Chambre, samedi.

La Presse, Ivanoh Demers

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(Trois-Rivières) Au nom de la convergence des forces souverainistes, Pierre Karl Péladeau est prêt à reparler de l'instauration d'un mode de scrutin proportionnel au Québec.

Dans une «main tendue» à Québec solidaire et à Option nationale, le chef du Parti québécois s'est engagé, samedi, à examiner l'idée d'un nouveau mode de répartition des sièges en Chambre. Le scrutin proportionnel, qui a été évacué du programme péquiste en 2011, octroie des sièges non pas uniquement en fonction des résultats par circonscription, mais aussi du total des votes obtenus par un parti dans une élection.

«Travaillons-y et examinons cela», a lancé M. Péladeau dans son allocution d'ouverture aux délégués réunis en conseil général pour deux jours.

Il appert que les discussions pour rapprocher les formations favorables à un «Oui» tardent à porter leurs fruits. «Nous n'avons jamais prétendu que la convergence des forces souverainistes adviendrait du jour au lendemain, a affirmé M. Péladeau. [...] Il nous faut innover et explorer les possibilités menant à une convergence réelle.»

Les pourparlers entre les forces souverainistes sont immanquablement marqués par le désir des plus petits partis d'évoluer dans un système proportionnel, a reconnu la députée Véronique Hivon, responsable au PQ de rapprocher les partis souverainistes.

Il est trop tôt pour parler d'alliance électorale stratégique, poursuit la députée de Joliette. Ou de gouvernement souverainiste de coalition.

«Cette semaine, Françoise David disait que c'était pour eux un enjeu clé, et aujourd'hui, c'est une reconnaissance de cette ouverture que vient de faire le chef du PQ, a dit Mme Hivon. Je pense que c'est très porteur pour la suite des choses.»

Par le passé, les débats sur un système proportionnel ont été l'apanage des partis de l'opposition qui les relèguent aux oubliettes une fois le pouvoir obtenu. Le gouvernement libéral majoritaire ne donne aucun signe de vouloir bouger dans cette direction.

«Je pense que vous venez d'entendre une déclaration très sérieuse», a assuré Mme Hivon.

Dans son discours, le chef péquiste a aussi abordé de front la question des paradis fiscaux. L'enjeu était incontournable puisque deux résolutions des militants demandent de redoubler d'efforts pour lutter contre l'évasion fiscale.

M. Péladeau, qui a déjà assuré que le parcours de Quebécor est irréprochable en la matière, estime qu'un Québec indépendant «pourra devenir un acteur majeur dans la lutte contre l'évasion fiscale, voire une référence mondiale».

Rencontre avec Bombardier

En point de presse, en début de journée, le chef péquiste est revenu sur le dossier de Bombardier et de la participation gouvernementale dans le développement de la CSeries. Très critique, M. Péladeau a accepté l'invitation de l'entreprise à venir, lundi, discuter de l'entente de principe qui prévoit un investissement de 1,3 milliard $ en fonds publics.

«Ils nous ont invités, la politesse élémentaire est d'assister à cette rencontre, a indiqué M. Péladeau. Nous verrons ce qu'ils auront à nous dire. Peut-être nous rendront-ils disponible l'entente signée avec le gouvernement?»

Mais le chef de l'opposition demeure farouchement opposé à ce qui a été négocié par le gouvernement Couillard. «J'ai toujours dit qu'on devait renégocier l'entente, a dit M. Péladeau. [...] Elle n'est pas bonne, il faut faire autrement et diminuer les risques qui sont assumés par les contribuables.» Il insiste que Philippe Couillard ne «comprend rien à l'économie».

Le chef péquiste craint notamment que la participation publique oblige l'entreprise à ouvrir davantage ses livres au nom de l'imputabilité, au risque de nuire à son avantage concurrentiel.

Il s'attriste de la situation difficile du transporteur américain Republic airways, un important client de Bombardier qui avait une commande ferme de 40 avions de la CSeries. «Évidemment, ce n'est pas une bonne nouvelle lorsque vous avez un client important qui réclame la protection de la loi sur les créanciers», a dit M. Péladeau.

Le PQ endossera pendant la fin de semaine le processus qui mènera à une révision de son programme par les membres avant la prochaine élection. La commission politique du PQ soumettra à l'automne une «proposition principale» qui constitue le squelette de l'offre politique que les militants seront appelés à bonifier. Le programme final, incluant une révision de l'article 1 sur l'indépendance du Québec, sera adopté lors du prochain congrès des membres, en juin 2017. Les discussions sur cet article sont inévitablement marquées par des tiraillements au PQ puisqu'elles reflètent l'engagement du parti à tenir un référendum sur la souveraineté dans un prochain mandat.

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