La période des questions suspendue pour cause d'applaudissements

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Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon

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(Québec) Le président de l'Assemblée nationale du Québec, Jacques Chagnon, a suspendu la période des questions pendant 30 minutes jeudi parce que les libéraux ont violé le nouveau règlement proscrivant les applaudissements. Ils venaient d'ovationner une sortie de leur leader parlementaire, Jean-Marc Fournier.

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Selon le Parti québécois, l'élection en 2008 du député libéral des Îles-de-la-Madeleine, Germain Chevarie aurait été favorisée par un sondage tendancieux payé par des entreprises sollicitées par la firme Roche à la demande de l'équipe de campagne de M. Chevarie.

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Selon le Parti québécois (PQ), l'élection en 2008 du député libéral des Îles-de-la-Madeleine, Germain Chevarie, aurait été favorisée par un sondage tendancieux payé 5000 $ par des entreprises sollicitées par la firme Roche à la demande de l'équipe de campagne du candidat. Le PQ s'appuie sur des témoignages entendus au printemps 2014 devant la commission Charbonneau.

Au Salon bleu, il a exigé que les libéraux expulsent de leurs rangs M. Chevarie, le temps que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) conclue une enquête à son sujet. Le leader de l'opposition officielle, Bernard Drainville, s'est demandé pourquoi il ne siégeait pas comme député indépendant jusqu'à ce qu'une décision soit rendue par le DPCP.

«On lui demande juste d'être au niveau des standards éthiques de Jean Charest», a lancé M. Drainville. Sous l'ex-premier ministre libéral, le député Jean D'Amour s'était retiré temporairement du caucus libéral, le temps qu'une enquête soit menée et conclue. M. D'Amour avait par la suite réintégré ses fonctions.

Brouhaha

Cette demande du Parti québécois est à l'origine du brouhaha. Le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a fait valoir que le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a déjà jugé de son côté, en début d'année dernière, non fondée la plainte déposée par le PQ dans cette même affaire.

Sur sa lancée, M. Fournier s'en est pris à l'éthique du chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau. Dans la foulée, il a remis en cause l'indépendance du nouvel Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des indépendances nationales.

Il a déploré que le Parti québécois «aime laisser entendre des choses».

Irrégularités?

Au Soleil, l'an dernier, Germain Chevarie avait dénoncé des «allégations fausses» et «non fondées» qui visaient à lui nuire pour des motifs politiques. Il assurait n'être «aucunement impliqué dans cette affaire-là» - ce que le DGEQ a par la suite reconnu.

M. Chevarie a rappelé qu'il arrivait du réseau de la santé en 2008 et soutenu qu'il ne pensait pas aux questions de financement. Dans son rapport final, la Commission Charbonneau n'a émis aucun reproche contre lui.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales devrait se prononcer incessamment dans cette affaire, puisque l'Unité permanente anticorruption lui a transmis un dossier à ce sujet voici quelques mois déjà.

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