L'institut sur la souveraineté lancé

Le professeur de droit public de l'Université de... (Photo d'archives Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le professeur de droit public de l'Université de Montréal Daniel Turp a été nommé à la présidence de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des indépendances nationales.

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(Québec) C'est Pierre Karl Péladeau qui a nommé le professeur de droit public de l'Université de Montréal Daniel Turp à la présidence de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI).

Le chef du Parti québécois a également mandaté une firme de chasseur de têtes pour trouver un directeur général à l'Institut, institut dont il a promis la création il y a un an. La personne pressentie pour occuper ce poste serait Geneviève Baril, qui travaille à l'Institut du Nouveau Monde depuis 2005 et qui en est actuellement la directrice générale adjointe par intérim.

C'est elle qui travaillerait aux côtés de M. Turp, selon des informations du Soleil.

Mercredi, Pierre Karl Péladeau et Daniel Turp ont assuré que l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des indépendances nationales et le Parti québécois sont et seront indépendants l'un de l'autre.

Ils estiment que la loi sur le financement des partis politiques ne s'appliquera pas au nouvel organisme. Si tel devait être le cas, la législation obligerait les donateurs à limiter leur contribution à 100 $ par année.

Légalement, le Parti québécois (PQ) et l'Institut seront totalement distincts, ont-ils plaidé.

Le Directeur général des élections du Québec se penchera sur le dossier.

L'Institut lancera une «campagne de financement populaire». M. Péladeau a déjà indiqué qu'il irait d'une contribution personnelle importante.

Dans des vies antérieures, le professeur Turp a été député du Bloc québécois et député du Parti québécois.

Le chef caquiste, François Legault, a choisi l'ironie : «Plus le PQ va parler de souveraineté, moins il va avoir d'appuis. Donc, qu'il en parle! Bienvenue, Monsieur Turp!»

Pour le leader parlementaire des libéraux, Jean-Marc Fournier, «le PQ radote et radote et radote». M. Fournier faisait référence à des études commandées dans les années 90 et jetées par-dessus bord par le gouvernement de Lucien Bouchard.

Organisme de bienfaisance

Daniel Turp a déposé mercredi une demande de constitution en personne morale pour le nouvel organisme auprès du Registraire des entreprises du Québec.

Il espère d'ici quelque temps obtenir le statut d'organisme de bienfaisance auprès des agences du revenu du Canada et du Québec. Il rappelle que le think tank L'Idée fédérale possède ce statut, lequel permet à ses donateurs de bénéficier d'un crédit d'impôt.

Référendum: jeu en partie ouvert

Un éventuel référendum sur l'accession du Québec à l'indépendance se tiendrait-il avant ou après des «gestes de souveraineté» et de rupture avec le reste du Canada?

«Notre position sera connue au moment opportun», s'est contenté de répondre le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, mercredi.

Dans la même veine, on ne peut exclure qu'un référendum soit tenu après l'élaboration d'un projet de constitution d'un «Québec pays».

Sur des questions comme celles-là, le jeu restera ouvert le plus longtemps possible, semble-t-il.

M. Péladeau trace tout de même une ligne rouge : l'éventuelle accession à la souveraineté passera inévitablement par un référendum.

Le chef péquiste réitère toutefois que ce n'est que dans les mois qui précéderont les prochaines élections générales, prévues en octobre 2018, que son parti dira si oui ou non il en organisera un dans un prochain mandat.

Le Parti québécois tiendra une réunion militante samedi et dimanche à Trois-Rivières. Des militants demandent d'ouvrir les fenêtres; de voir, par exemple, si avec une majorité de députés le souhaitant le processus d'indépendance ne pourrait pas être enclenché, comme en Catalogne.

Un «processus» est effectivement lancé en Catalogne espagnole. Mais personne ne peut dire aujourd'hui où il mènera. Il pourrait aller loin comme il pourrait se conclure par une dévolution de pouvoirs à cette région du Nord-Est espagnol.

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