Aveos: Legault et PKP vendent du rêve, réplique Couillard

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Jean Poirier, représentant du syndicat, est entouré du chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, et du chef du Parti québécois, Pierre Karl Pélaeau.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) L'alliance Péladeau-Legault vend du rêve aux ex-travailleurs d'Aveos en leur faisant miroiter «cruellement» le retour de leurs emplois, dénonce Philippe Couillard.

Dans une sortie commune exceptionnelle, les chefs péquiste et caquiste ont dénoncé le «deal à quatre» passé entre Québec, Ottawa, Bombardier et Air Canada pour favoriser le décollage de la CSeries. 

Aux côtés de l'ancien président des employés d'Aveos, Jean Poirier, ils ont exhorté le premier ministre à maintenir sa poursuite contre le transporteur aérien sur la fermeture du centre d'entretien à Montréal.

Cette «équipe du tonnerre», selon les mots de M. Poirier, croit que la Cour suprême forcera le retour des 1800 emplois de qualité, conformément aux exigences de la loi de 1988 sur la privatisation du transporteur. 

«Le gouvernement libéral ne sait pas négocier, a dénoncé M. Péladeau. [...] Nous avons la démonstration hors de tout doute que ce sont des "Pee-Wee" en matière de négociation.»

De la même façon, le chef caquiste François Legault a insisté à plusieurs reprises sur l'idée que l'économie n'est pas «la matière forte» de Philippe Couillard. Selon lui, si Air Canada avait besoin d'aide pour acheter des appareils de la CSeries, elle aurait pu négocier une compensation avec Québec. Les employés d'Aveos n'avaient pas à être sacrifiés. 

Pour l'instant, dénoncent les chefs, il n'y a aucune garantie quant à la promesse de création d'emplois d'Air Canada. Ils soupçonnent que les 200 employés de Premier aviation, à Trois-Rivières, qui travaillent sur 45 appareils Embraer, soient simplement appelés à travailler sur des CSeries. 

Le premier ministre Couillard appelle les anciens d'Aveos à ne pas écouter MM. Péladeau et Legault, des «porteurs de nuages» et des «marchands d'illusion». Même une victoire en Cour suprême ne garantit pas le retour des emplois, dit-il. Air Canada est tenue légalement de faire l'entretien de ses appareils à Montréal, ce à quoi elle s'engage avec la CSeries, soutient-il.  

La commande d'Air Canada à Bombardier participe à la création d'un «momentum» pour donner un élan aux ventes de la CSeries, estime la ministre de l'Économie, Dominique Anglade. 

Appel à l'aide

De son côté, l'ancien représentant syndical d'Aveos songe à prendre le relais du gouvernement du Québec dans sa poursuite contre Air Canada. Il demande aussi la tenue d'une commission parlementaire sur l'industrie de l'aéronautique au Québec. 

Québec investit 1,3 milliard $ avec Bombardier pour le développement de la CSeries. Air Canada promet d'acheter jusqu'à 75 appareils et d'installer un centre d'entretien des avions au Québec. Il est question de 1000 emplois sur 20 ans. En échange, le gouvernement du Québec abandonne sa poursuite contre Air Canada sur la faillite d'Aveos. 

MM. Péladeau et Legault demandent aussi qu'Ottawa ne change pas sa loi sur Air Canada qui l'oblige à faire l'entretien de ses appareils au Québec.

Péladeau abandonne ses recours

Pierre Karl Péladeau a «tourné la page» sur l'épisode des mises en demeure envoyées à la Coalition avenir Québec pour ses questions sur son institut de recherche sur l'indépendance. 

Les menaces juridiques brandies par le chef péquiste en janvier resteront lettre morte. Pourquoi? «J'ai tourné la page», répète en boucle M. Péladeau à toutes les questions sur le sujet. 

Les doutes soulevés par la CAQ en début d'année sur la légalité du financement du nouvel institut et ses liens avec le PQ étaient qualifiés de «graves» par M. Péladeau. Mais il s'est ensuite retenu d'envoyer une mise en demeure au leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, lorsqu'il a répété les questionnements des caquistes. La CAQ a toujours dit que le débat devait rester sur le terrain politique, et non juridique. 

Mercredi, le chef de la CAQ, François Legault, s'est dit «content qu'il [M.Péladeau] ait oublié de nous poursuivre. [...] On continue à avoir les mêmes interrogations sur l'institut et on va attendre les réponses du Directeur général des élections», a déclaré M. Legault.

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