Centre jeunesse de Laval: les portes barrées pour calmer les jeunes, dit Charlebois

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Le Centre jeunesse de Laval

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(Québec) Le Centre jeunesse de Laval a choisi de verrouiller ses portes afin de «tenir les jeunes calmes» pendant la tempête médiatique, a indiqué la ministre Lucie Charlebois, jeudi.

Il y a une semaine, la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse indiquait pourtant qu'il n'était pas question de barrer les portes «parce que ça ne fait plus partie des façons de fonctionner». Les centres jeunesse sont légalement tenus de laisser la libre circulation aux jeunes depuis un avis de la Commission des droits de la personne, plaidait-elle. 

«On a vérifié et [les administrateurs du Centre] ne contreviennent pas à la loi, a assuré Mme Charlebois, jeudi. La raison, c'est pour tenir les jeunes calmes en ce moment. Vous savez, les médias parlent de ça partout. Ils se sentent interpellés et ça crée une certaine nervosité.»

Cela ne signifie pas que tous sont confinés à l'intérieur. Mais un contrôle additionnel a été mis en place. Les adolescents du Centre jeunesse de Laval devront toutefois obtenir l'autorisation du préposé à la réception pour utiliser la porte d'entrée. La mesure est temporaire et est révisée deux fois par jour, a souligné la ministre. «Les personnes qui doivent sortir peuvent le faire», a assuré Mme Charlebois.

La faute aux coupes 

Le Parti québécois est revenu à la charge sur les compressions du gouvernement Couillard qui auraient engendré une réduction de services. Le député péquiste Jean-François Lisée a imputé à l'abolition des CRE et des CLD la réduction de budget du programme Mobilis, à Longueuil, qui a prouvé son efficacité pour lutter contre le proxénétisme.

Les libéraux «voulaient juste couper, a-t-il dénoncé. Quand le premier ministre a dit : "On va porter une attention particulière aux vulnérables", ce n'était pas vrai». 

La ministre Charlebois a imputé à la Ville de Longueuil la réduction de budget du projet Mobilis. «Ils ont eu l'argent dans le centre d'agglomération, c'est un choix de la Ville», a assuré la ministre. Et les coupes de 20 millions $ dont parlent les péquistes n'ont vraiment touché que le volet administratif des centres jeunesse, répète-t-elle. 

L'opposition officielle reproche aussi au gouvernement de ne rien faire pour empêcher la prolifération de sites Web où sont offerts les services sexuels d'adolescentes. La députée Carole Poirier s'attend aussi à plus de Québec pour décourager les clients. 

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a promis «un plan très prochainement qui va justement mettre en commun les ressources policières avec des efforts très importants du côté des services sociaux».

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