Trump et Sanders gagnent au New Hampshire 

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Des pancartes électorales sont installées près d'un bureau de vote à Swanzey, dans le New Hampshire. En dépit de la neige et du froid, la participation a été très importante, mardi. Plusieurs bureaux de vote n'ont pas pu fermer comme prévu à 19h en raison de l'affluence.

AP, Kristopher Radder

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Agence France-Presse
Manchester

Portés par la colère d'une partie des électeurs américains, le républicain Donald Trump et le démocrate Bernie Sanders ont largement remporté mardi les primaires présidentielles du New Hampshire, Hillary Clinton essuyant une première défaite cuisante dans une campagne imprévisible.

M. Sanders, sénateur «démocrate-socialiste» de 74 ans, qui avait démarré sa campagne sans argent et sans soutien il y a neuf mois, a remporté 59% des suffrages démocrates, contre 39% à Mme Clinton, selon des résultats partiels portant sur la moitié des votes. L'ancienne secrétaire d'État était donnée perdante dans ce petit État du nord-est, voisin de l'État du Vermont dont M. Sanders est sénateur, mais espérait combler au moins partiellement l'écart.

Côté républicain, Donald Trump, le milliardaire de l'immobilier dénonçant l'incompétence des dirigeants politiques à coup de déclarations incendiaires, a obtenu 34% des voix républicaines, selon des résultats partiels.

«Nous allons rendre à l'Amérique sa grandeur», s'est félicité le flamboyant milliardaire novice en politique après sa victoire, reprenant son slogan. «Je serai le président le plus grand en matière d'emplois que Dieu ait jamais créé», a-t-il ajouté.

«Les gens veulent un vrai changement», a déclaré pour sa part Bernie Sanders, grand pourfendeur de Wall Street et apôtre d'une révolution politique. «Les gens du New Hampshire ont envoyé un profond message à l'establishment politique», a-t-il ajouté.

La défaite de Mme Clinton est d'autant plus cuisante qu'elle avait gagné le New Hampshire en 2008 face à Barack Obama. Son mari, l'ancien président Bill Clinton, était venu ces derniers jours appuyer sa campagne dans le New Hampshire, critiquant violemment M. Sanders.

John Kasich, gouverneur républicain modéré de l'Ohio, a créé la surprise en arrivant deuxième à 16%. Il avait mené une campagne intense dans le New Hampshire, la plupart du temps loin des projecteurs.

Le sénateur ultra-conservateur du Texas Ted Cruz, gagnant de l'Iowa est arrivé 3e à 12%, talonné par l'ancien gouverneur de Floride Jeb Bush. Le télégénique sénateur de Floride Marco Rubio, qui s'était ridiculisé samedi dernier dans un débat républicain en répétant mécaniquement la même phrase critiquant Barack Obama, a fait beaucoup moins bien que dans l'Iowa, premier État à voter la semaine dernière, à 11% des voix.

Le tout petit New Hampshire (1,3 million d'habitants) était le deuxième État américain à voter, huit jours après l'Iowa, dans le long processus, État par État, qui va permettre de désigner cet été les deux candidats, démocrate et républicain, à la Maison-Blanche.

Mme Clinton ne l'avait emporté que d'un cheveu dans l'Iowa devant Bernie Sanders.

M. Trump y était arrivé deuxième, en dépit des sondages qui le donnaient en tête. Il lui fallait effacer cette humiliation et montrer dans le New Hampshire qu'il était bien l'homme «qui gagne» comme il le répète à l'envi.

Sa campagne a mis à profit la colère des Américains blancs modestes se sentant laissés pour compte. Bernie Sanders a lui aussi utilisé cette colère, dénonçant les inégalités qui se sont creusées aux États-Unis, plaidant pour l'université gratuite et une assurance maladie pour tous.

En dépit de la neige et du froid, la participation a été très importante. Plusieurs bureaux de vote n'ont pas pu fermer comme prévu à 19h en raison de l'affluence.

L'État du New Hampshire est très important de par sa deuxième place dans le processus des primaires présidentielles américaines: c'est lui qui donne une tendance, contraint souvent les plus faibles à l'abandon, et sauve parfois des campagnes mal parties.

Après le vote de mardi, la bataille des primaires est assurée de durer, tant chez les républicains que chez les démocrates.

Les cartes pourraient encore être rebattues, si l'ancien maire de New York Michael Bloomberg décide, comme il l'a envisagé, de se lancer comme indépendant.

Majorité silencieuse

Selon des sondages sortis des urnes réalisés par les grandes chaînes de télévision américaines, près de la moitié des électeurs républicains et un quart des démocrates n'ont pris leur décision que ces derniers jours.

La moitié des républicains ont dit se sentir trahis par leur parti. 48% ont dit préférer un candidat qui ne fasse pas partie de l'establishment et 11% seulement ont pris en compte «l'éligibilité» de leur candidat lors de l'élection présidentielle de novembre.

Les jeunes femmes démocrates semblent avoir aussi largement voté pour Bernie, plutôt que pour celle qui espère devenir la première femme présidente des États-Unis.

Côté démocrate, 32% ont mis en avant leur désir d'un candidat honnête. Seulement 13% ont pensé à l'éligibilité de leur candidat selon ces sondages à la sortie des urnes.

Les regards vont désormais se tourner vers le Nevada et la Caroline du Sud, prochains États à voter fin février.

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