Le New Hampshire vote, Trump et Sanders favoris

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Le New Hampshire (1,3 million d'habitants) a historiquement un rôle particulier et disproportionné: c'est lui qui donne la tendance, crée une dynamique, contraint les candidats les plus faibles à l'abandon, sauve parfois des campagnes mal parties.

AP, David Goldman

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Jennie Matthew
Agence France-Presse
Manchester

Après une longue campagne semée d'insultes, le petit État américain du New Hampshire a commencé à voter mardi pour ses primaires présidentielles, avec en tête des sondages le républicain Donald Trump et le démocrate Bernie Sanders face à Hillary Clinton.

Après l'Iowa, c'est le deuxième État à voter, dans le processus qui vise à désigner au final les deux candidats, un républicain et un démocrate, à l'élection présidentielle de novembre.

Le petit État du nord-est (1,3 million d'habitants) a historiquement un rôle particulier et disproportionné: c'est lui qui donne la tendance, crée une dynamique, contraint les candidats les plus faibles à l'abandon, sauve parfois des campagnes mal parties.

Au total, 882 959 électeurs sont appelés à voter: 231 376 sont inscrits comme démocrates et voteront dans la primaire ayant à choisir entre Hillary Clinton et Bernie Sanders; 262 111 sont inscrits comme républicains et auront à choisir parmi huit républicains dont Donald Trump, Marco Rubio et Jeb Bush. Et 389 472 électeurs, soit 44 %, ne sont pas affiliés: ces indépendants pourront voter républicain ou démocrate.

Les premiers votes ont commencé dès minuit dans les minuscules hameaux de Millsfield, Hart's Location et Dixville Notch, puis les principaux bureaux électoraux ont ouvert à 6h. La plupart fermeront à 19h.

Les électeurs de l'«État de granit», dont la devise est «Vivre libre ou mourir», sont connus pour ne se décider souvent qu'au dernier moment, fragilisant les sondages et poussant les candidats à faire campagne jusqu'à la dernière minute. Lundi, ils ont enchaîné plus de 35 rencontres et rassemblements.

«C'est un moment crucial», a déclaré Donald Trump lors d'un ultime rassemblement. «Vous devez sortir demain, vous devez voter, nous devons célébrer demain soir», a-t-il ajouté. «Réalisons une grande, grande victoire».

«Nous avons besoin d'un homme d'affaires pour diriger ce pays, ce pays est en train d'être détruit», a réagi Brian Carey, qui a expliqué à l'AFP avoir fabriqué sur sa grange une enseigne lumineuse exposant le slogan du milliardaire: «Rendre à l'Amérique sa grandeur».

Forte participation attendue

Les autorités attendent une participation record, en dépit des chutes de neige. Plus de 9000 nouveaux électeurs se sont inscrits depuis fin décembre, majoritairement démocrates et indépendants.

Depuis décembre, Bernie Sanders, 74 ans, sénateur «démocrate socialiste» de l'État voisin du Vermont, est donné favori de tous les sondages côté démocrate, face à l'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton.

L'ultra-favorite au plan national n'a au départ pas vu le danger de cet apôtre d'une révolution politique, pourfendeur opiniâtre de Wall Street, qui trouve un formidable écho chez les jeunes, auxquels il promet l'université gratuite.

Les quatre derniers sondages donnent à Sanders entre 12 et 26 points de pourcentage d'avance dans l'État.

«Pour tous ceux d'entre vous qui sont encore en train de décider, en train de comparer, j'espère que je vais pouvoir remonter l'écart d'ici demain», a déclaré lundi Mme Clinton lors d'un rassemblement à Manchester.

Elle n'a gagné que d'un cheveu l'Iowa.

Côté républicain, le milliardaire de l'immobilier Donald Trump, aux déclarations agressives et décapantes, est en tête des 75 sondages effectués depuis mai. Les quatre derniers sondages lui donnent entre 11 et 21 points d'avance.

Arrivé deuxième dans l'Iowa, alors que tous les sondages le donnaient gagnant, il a pris soin dans le New Hampshire d'être moins excessif pour ne pas risquer un deuxième échec.

M. Trump devance le télégénique sénateur de Floride Marco Rubio, benjamin de la course à 44 ans, fils d'immigrés cubains, dont la troisième place dans l'Iowa en a fait le nouvel espoir de l'establishment républicain; l'ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, fils et frère de présidents, dont la campagne n'a jamais décollé; le sénateur ultra-conservateur du Texas Ted Cruz, gagnant de l'Iowa, et le gouverneur modéré de l'Ohio John Kasich.

Les quatre hommes rêvent au moins d'une deuxième place. Les trois autres républicains sont loin derrière.

Des millions de dollars ont été dépensés en publicités télévisées pour séduire les électeurs, certains candidats se sont copieusement insultés, et tous ont depuis des mois participé à des dizaines de réunions dans des écoles, cafés, épiceries, salles municipales ou universités.

Après le vote de mardi, les yeux se tourneront vers le Nevada et la Caroline du Sud, les prochains États à voter.

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