Jour de rentrée parlementaire à Québec

Le Salon bleu de l'Assemblée nationale.... (PHOTO YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL)

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Le Salon bleu de l'Assemblée nationale.

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(Québec) Le retour de la période des questions aujourd'hui à l'Assemblée nationale fait de ce jour celui de la rentrée parlementaire d'hiver et du printemps à Québec. Le Soleil s'est entretenu lundi avec le leader parlementaire du gouvernement, avec celui de l'opposition officielle et avec celui de la Coalition avenir Québec. Voici des extraits de ces entretiens. Les propos de Françoise David sont tirés du point de presse qu'elle a donné à l'issue d'une réunion tenue avec ses collègues pour préparer cette rentrée.

Bernard Drainville, leader parlementaire du Parti québécois

Bernard Drainville, leader parlementaire du Parti québécois... (Photothèque Le Soleil) - image 2.0

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Bernard Drainville, leader parlementaire du Parti québécois

Photothèque Le Soleil

«Il y a eu un remaniement ministériel. Maintenant, on veut un remaniement des priorités. On a un gouvernement qui est déconnecté de celles de la population.»

«Ce que les Québécois vont voir de plus en plus, c'est le coût réel de l'austérité des libéraux - le coût humain. La facture de l'austérité sera de plus en plus concrète. Les libéraux veulent abolir la taxe santé à partir de la hausse des tarifs des frais de garde, à partir de l'argent récolté en frais accessoires chez les médecins.»

«Être sincères, être vrais et être sur nos convictions», a par ailleurs répondu Bernard Drainville pour expliquer de quelles façons les péquistes tireront leur épingle du jeu. «On est en train de semer. Un jour, on va récolter.»

Jean-Marc Fournier, leader parlementaire du gouvernement

Le ministre Jean-Marc Fournier... (Archives Le Soleil) - image 4.0

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Le ministre Jean-Marc Fournier

Archives Le Soleil

«Je plaide pour que, autant à l'Assemblée nationale que dans le débat public en général, on se souvienne que dans la nation québécoise, il y a les francophones, les anglophones et tous les nouveaux arrivants.» Jean-Marc Fournier explique dire cela parce qu'il est agacé d'entendre ou de lire que «les deux tiers des Québécois francophones n'appuient pas les libéraux. C'est quoi cet argument-là? demande-t-il. C'est un argument divisif. Les deux tiers des francophones n'appuient pas le PQ et n'appuient pas la CAQ!»

«On a eu une première phase du mandat qui nous a mis en équilibre budgétaire et on a réussi à créer 48 600 emplois en 2015. Maintenant, la deuxième phase doit nous amener à un Québec plus prospère, qui sera plus vert et qui sera forcément - et qui devra être - plus juste. Car il faut s'occuper toujours de ceux qui sont les plus vulnérables de notre société.»

Françoise David, de Québec solidaire

Françoise David, de Québec solidaire... (Photothèque Le Soleil) - image 6.0

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Françoise David, de Québec solidaire

Photothèque Le Soleil

«Le premier ministre nous dit qu'il va réinvestir dans les services publics au prochain budget. Qui va décider de ça? Est-ce qu'il va décider seul ou avec un tout petit groupe de privilégiés de la manière de réinvestir dans les services publics, de l'endroit où il va réinvestir, des baisses d'impôts possibles qu'il va vouloir proposer? Nous pensons, nous, que nous devons avoir un véritable débat démocratique sur l'utilisation des surplus budgétaires et nous souhaitons qu'il y ait une consultation large pour y arriver.»

François Bonnardel, leader parlementaire de la CAQ

François Bonnardel, leader parlementaire de la CAQ ... (Photothèque Le Soleil) - image 8.0

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François Bonnardel, leader parlementaire de la CAQ 

Photothèque Le Soleil

«Le compte à rebours est commencé. Il reste deux ans. Quand on va arriver au 1er janvier 2018, avec des élections à date fixe en octobre, on est tous conscients - en tout cas, nous on l'est - du fait que la campagne va alors durer de janvier jusqu'au jour où on va aller aux urnes.»

«Notre cause est juste. On fait un travail rigoureux. Il faut redonner de l'oxygène aux contribuables. C'est le temps, dès le 1er avril 2016, de redonner aux contribuables 500 $ pour ceux qui gagnent 150 000 $ et moins par année. Environ 60 % du PIB provient de la consommation. On ne peut pas attendre le 1er janvier 2017 pour réduire seulement la taxe santé.»

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