Option nationale demande au PQ un engagement pour l'indépendance

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Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti

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(Québec) Option nationale et son chef Sol Zanetti sont en marche pour 2018. Leur mission: convaincre le Parti québécois et Québec solidaire de prendre un engagement clair, un «risque» pour l'indépendance.

Les membres du parti indépendantiste ont passé la fin de semaine à débattre de l'avenir de la formation politique, qui a bien l'intention de rester active malgré des résultats décevants aux deux dernières élections.

Au terme de l'exercice, le chef Sol Zanetti a obtenu une note quasi parfaite, récoltant 99 % au vote de confiance. Une centaine de militants se sont prévalus de leur droit de vote.

L'un des objectifs de M. Zanetti et celui des militants est maintenant de rallier les forces souverainistes en prévision de l'élection provinciale de 2018.

«Nous, on pense qu'une coalition en 2018 est nécessaire. On pense qu'elle est possible et qu'elle ne peut que passer par un engagement clair de réaliser l'indépendance», a soutenu M. Zanetti en entrevue, après son discours de clôture.

«C'est pas nouveau que le Parti québécois parle d'indépendance. Ce n'est pas nouveau qu'il parle du pays. Mais ça fait très longtemps qu'il n'a pas pris un engagement réel de le faire, dans lequel on prend un risque», a-t-il ajouté.

Outre les péquistes, M. Zanetti aimerait voir les solidaires clarifier leur position sur l'indépendance, notamment les moyens à prendre pour y accéder.

N'ayant fait élire aucun député à la dernière élection, la formation politique est malgré tout décomplexée et croit en son potentiel de faire avancer la cause indépendantiste. «Je dirais que notre succès d'estime dépasse notre succès électoral. On est de plus en plus reconnu et la visibilité de nos actions est meilleure», a avancé le chef oniste. «On revient aux sources d'un militantisme de terrain. On va à la rencontre du public. Il y a des gens qui viennent militer chez nous pour ça.»

Selon M. Zanetti, la force du parti réside dans sa capacité d'aborder des «propositions innovatrices, qui mettent au défi les autres formations politiques». Des exercices comme le congrès de cette fin de semaine organisé à l'Université Laval en est un bel exemple, juge-t-il.

Misant sur la thématique de «l'avant-garde», les troupes onistes - ils étaient 160 congressistes au plus fort du rassemblement - ont bonifié le programme durant les deux jours de congrès.

Modèle catalan

Le parti a adopté un mode d'accession à l'indépendance inspiré du modèle catalan. «Ainsi, un gouvernement d'Option nationale adoptera une loi fondamentale qui succédera à la constitution canadienne en territoire québécois et servira de cadre légal d'un Québec en voie d'obtenir sa pleine indépendance.»

Marc Sanjaume, un politologue catalan et chercheur à l'Université du Québec à Montréal, a d'ailleurs été invité à prononcer une conférence dimanche matin.

Une «forte majorité» des congressistes a également voté en faveur «d'ajouter au programme la reconnaissance de l'État de la Palestine à titre d'État membre de l'Organisation des Nations unies».

Une politique numérique et la légalisation du cannabis s'ajoutent aux principaux pans insérés dans le programme.

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