Capitaine absent, dit l'opposition

Pierre Karl Péladeau a pesté contre l'absence d'un... (La Presse Canadienne, Paul Chiasson)

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Pierre Karl Péladeau a pesté contre l'absence d'un «plan d'affaires» au gouvernement. Les Québécois sont préoccupés par la situation de l'emploi et rien n'indique que celle-ci s'améliorera, a-t-il dit.

La Presse Canadienne, Paul Chiasson

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(Québec) Les métaphores maritimes ont alimenté les critiques des partis d'opposition, à commencer par celles de la Coalition avenir Québec. Son chef, François Legault, a dit craindre que le Québec continue de naviguer en «eaux troubles» avec le remaniement ministériel.

Un remaniement d'une telle ampleur, touchant autant aux ministres responsables des questions économiques que de l'enseignement, est «un aveu d'échec», a lancé M. Legault.

«C'est un flagrant constat d'échec», a renchéri le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, de retour sur la scène politique après une éclipse de deux jours.

Chaises musicales

Il a déploré un «grand spectacle de chaises musicales» et pesté contre l'absence d'un «plan d'affaires» au gouvernement. Les Québécois sont préoccupés par la situation de l'emploi, et rien n'indique que celle-ci s'améliorera, a dit M. Péladeau.

Comme d'autres, il a relevé que Pierre Moreau est le troisième titulaire de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur en moins de deux ans.

À ses côtés, Bernard Drainville a suggéré que la Coalition avenir Québec sert de club-école au gouvernement.

«Nouveaux visages, mais même manque de vision», a déclaré le caquiste Legault. Pour naviguer, il faut un capitaine, a-t-il insisté en disant que Philippe Couillard n'exerce pas de «leadership».

À quelle hauteur le nouveau ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, fixera-t-il l'éventuel «revenu minimum garanti»? a demandé la solidaire Françoise David.

Pour elle, «au-delà du jeu de chaises musicales, ce remaniement ne change rien à l'échec du gouvernement». 

Le leader parlementaire du PQ s'est bien gardé de commenter le cas de M. Moreau, qui a éprouvé un malaise en matinée, mais il s'est dit malgré tout préoccupé à l'idée de jumeler les ministères des Affaires municipales et de la Sécurité publique.

«La mise en garde que j'ai faite hier à propos du trip de pouvoir qu'une telle personne pourrait avoir, avec autant de moyens, je pense que cette mise en garde elle s'applique aussi pour [Martin] Coiteux [qui est responsable des deux ministères]», a-t-il expliqué.

Lors d'un point de presse, M. Drainville avait également demandé à ce que les ministres Francine Charbonneau, David Heurtel et Jacques Daoust soient écartés du cabinet. Les trois sont restés, dont M. Heurtel qui assume les mêmes responsabilités.

«S'ils étaient incompétents assis sur une chaise, est-ce qu'ils vont devenir plus compétents si on les assoit sur une chaise différente?», a tonné M. Drainville.

Manque de leadership

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a déclaré que le remaniement annoncé jeudi témoigne du manque de leadership de M. Couillard.

«M. Couillard a décidé de mettre des nouveaux visages, mais on sent quand même la même fatigue, le même manque de vision, a-t-il dit. En fait, on dirait que rien n'a changé depuis 2003. Les libéraux sont là depuis 12 ans et il semble n'y avoir rien de changé en économie et en éducation.»

M. Legault a relevé que la nomination de M. Moreau à l'Éducation consacre l'arrivée d'un troisième titulaire du portefeuille depuis la dernière élection générale de 2014.

«Ça vient confirmer le manque de jugement de M. Couillard dans le choix de ses ministres de l'Éducation», a-t-il dit.

Pierre Karl Péladeau compte rester

Le chef du PQ, qui faisait sa première apparition publique depuis l'annonce de sa séparation avec l'animatrice Julie Snyder, a assuré qu'il allait rester à la tête de son parti en vue du prochain scrutin, en 2018.

Dans les derniers jours, M. Péladeau a été criblé de questions en lien avec l'entreprise qu'il dirigeait, Québecor, qui fait face à des allégations d'évitement fiscal.

«Je serai là, rassurez-vous. Absolument», a-t-il dit en anglais.

Une centralisation des pouvoirs

À l'instar de ses collègues du Parti québécois, le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, s'est dit extrêmement déçu du remaniement ministériel effectué par le premier ministre Philippe Couillard, également député de Roberval. «C'est une occasion ratée! Ça frôle l'insulte de donner le développement régional et l'occupation du territoire à deux députés de Montréal. C'est probablement le gouvernement le plus centralisateur qu'on a connu, déplore M. Cloutier en entrevue téléphonique. On pensait qu'il allait rétablir la situation en donnant un coup de barre pour les régions qui ont besoin d'un sérieux coup de pouce pour leur développement économique. Mais finalement, on cède davantage le pouvoir vers Montréal», estime celui qui croit que le premier ministre aurait pu garder ces ministères ou, à tout le moins, les confier à des députés des régions.  Johanne Saint-Pierre, Le Quotidien

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