Couillard promet «des eaux plus tranquilles»

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Éjecté de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur moins d'un an après y avoir été nommé, François Blais retourne à l'Emploi et à la Solidarité sociale.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Philippe Couillard a défendu jeudi la difficile entreprise de «redressement» effectuée par son gouvernement depuis avril 2014. Le premier ministre a cherché à faire comprendre aux Québécois qu'il fallait passer par là pour franchir un cap. Or, ce cap aurait été franchi : des «eaux plus tranquilles» sont à l'horizon, a-t-il affirmé.

La cérémonie d'assermentation du nouveau Conseil des ministres «marque un nouvel élan vers la prospérité pour le Québec», a fait valoir M. Couillard.

Afin de réappuyer le bien-fondé des compressions menées, il a précisé que son gouvernement continuera «de gérer les finances publiques de façon rigoureuse».

Mais, «aujourd'hui, nous voyons la destination. Nous avons passé le cap qui donne accès à des eaux plus tranquilles», a-t-il insisté.

Un gouvernement Couillard 2? «Nous avons maintenant de l'oxygène pour nous occuper encore davantage des vraies affaires.»

C'est le message que distillent tous les ténors gouvernementaux depuis le dernier exercice de mise à jour économique, livré à la fin novembre, et lors duquel le ministre des Finances Carlos Leitão avait annoncé un réinvestissement de 100 millions $ en éducation. Jeudi, ce message de réinvestissement a été hissé haut par le premier ministre lui-même.

L'éducation et la santé de l'économie sont et seront encore davantage au coeur des priorités gouvernementales, a promis M. Couillard. Les partis d'opposition ne le croient pas.

Éléments à retenir

Quelques éléments à retenir du discours livré par Philippe Couillard lors de la cérémonie d'assermentation : la nouvelle ministre Dominique Anglade, à la fois vedette et recrue, «mettra l'innovation, la recherche et la science au service du développement de notre créativité, a dit le premier ministre. De plus, elle mettra en place la première stratégie numérique du Québec».

De retour au gouvernement après une période de convalescence, «la vice-première ministre Lise Thériault verra à soutenir nos PME et le développement économique de nos régions».

Superministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique, le désormais ex-président du Conseil du trésor Martin Coiteux devra évaluer d'ici six mois si ces deux ministères doivent être fusionnés afin de créer un grand ministère de l'Intérieur, comme il en existe un en France.

Éjecté de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur moins d'un an après y avoir été nommé, François Blais retourne à l'Emploi et à la Solidarité sociale.

Il devait défendre la difficile réforme de la gouvernance scolaire. Il devra maintenant défendre la controversée réforme de l'aide sociale mise sur rails par Sam Hamad.

Aura-t-il quelque chose à offrir aux opposants au projet de loi 70? À voir. Le premier ministre lui a en tout cas confié le mandat de se pencher «sur l'amélioration de nos outils de soutien du revenu dans la direction de l'instauration d'un revenu minimum garanti». Cet ex-universitaire est un expert de cette idée d'un revenu minimum garanti.

Succédant à François Blais à l'Éducation et à l'Enseignement supérieur, l'homme des tâches difficiles du gouvernement Couillard, Pierre Moreau, pourrait avoir davantage les coudées franches que son prédécesseur pour arrondir les angles du projet de loi 86.

L'objectif «de redonner plus de pouvoirs à l'école, aux parents et aux enseignants» demeurera, a toutefois certifié le chef du gouvernement.

«Cruel»

En plus de Dominique Anglade, Sébastien Proulx, propulsé à la Famille, et Luc Fortin, aux Loisirs et aux Sports, contribuent à rajeunir le Conseil des ministres.

Celui-ci comprend désormais 28 titulaires. Parmi eux, 11 femmes, soit 3 de plus que dans le précédent.

David Heurtel paraissait heureux de conserver l'Environnement jeudi matin. Jacques Daoust et Francine Charbonneau, laquelle a perdu des plumes, l'étaient de simplement demeurer au Conseil des ministres.

Philippe Couillard a confié que le remaniement était un exercice cruel. Robert Poëti a perdu les Transports au profit de M. Daoust. Il a été chassé du Conseil des ministres, tout comme Jean-Denis Girard.

Il ne pouvait y avoir un autre ministre de la Mauricie. Or, M. Couillard a permis à Julie Boulet d'y revenir. Exit, donc, M. Girard.

Le désormais ex-ministre Robert Poëti n'était pas à l'Assemblée nationale jeudi.

Pierre Moreau a connu un malaise un peu avant la cérémonie d'assermentation. Il va mieux, a assuré le premier ministre, médecin de son état.

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